À 22 ans, Diego Brunelle Diaz s'associe au Caron et Guay

Diego Brunelle Diaz a décidé d'investir et de...

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Diego Brunelle Diaz a décidé d'investir et de s'investir dans l'aventure du Caron et Guay.

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Steve Turcotte
Le Nouvelliste

On ne pourra jamais accuser Diego Brunelle Diaz d'avoir froid aux yeux. Le jeune courtier immobilier s'est joint la semaine dernière au groupe de propriétaires du Caron et Guay de Trois-Rivières, une équipe qui bat de l'aile depuis plusieurs années.

Diaz suit étroitement le Caron et Guay depuis un bon bout de temps, lui qui a déjà été très actif sur le forum de discussion de l'équipe. Il assure s'avoir dans quoi il s'embarque.

«Tant qu'à investir à Montréal ou à Québec, j'ai décidé de le faire ici dans un produit que j'aime, auquel je crois», lance le dynamique homme d'affaires de 22 ans. «La LNAH a beaucoup changé depuis quelques années, mais les changements sont méconnus du grand public. Le calibre de jeu est le plus élevé à Trois-Rivières. J'avais été approché au début comme commanditaire puis on m'a offert l'opportunité d'investir et j'ai accepté.»

Le grand patron Léo-Guy Morrissette clame pourtant depuis des lunes qu'il est obligé de rédiger ses bilans financiers à l'encre rouge. Comment Diaz peut-il y voir une bonne affaire? «Il y a du travail à faire, j'en conviens. Mais quand je regarde les 4000 personnes qui encouragent Cornwall à chaque match, ou encore la cote de popularité de l'équipe à Saint-Georges-de-Beauce, je me dis qu'on peut attirer plus de gens au Colisée et j'ai des idées pour que ça marche. Je veux augmenter la publicité, impliquer les joueurs dans des causes sociales. Plus l'équipe sera impliquée dans la communauté, plus elle s'enracinera et plus nos foules vont augmenter.»

Diaz sourit quand on lui demande comment est perçu jusqu'à maintenant sa décision d'embarquer dans un navire qui semble manoeuvrer en pleine tempête. «Les gens me disent que je suis courageux! Ils me disent aussi qu'ils sont contents qu'un jeune accepte de s'impliquer. Ce sera une belle expérience et, en plus, ça va me faire connaître.»

Diaz confie que la tarte des propriétaires est divisée en cinq parts égales, même si Morrissette reste le chef et Sylvain Robert, son principal lieutenant. «Je n'ai pas de problème avec ça, je peux apprendre beaucoup en travaillant avec des gens comme eux.»

Chose certaine, Morrissette se réjouit d'avoir un nouveau partenaire local et il applaudit son audace de plonger malgré son jeune âge. «C'est un jeune avec beaucoup de dynamisme. Il a des idées pour aider le club et elles sont bonnes à part ça! C'est une belle addition à notre groupe. L'avenir est aux jeunes!»

Le coloré personnage réduit de plus en plus ses parts dans l'équipe, qu'il a tenue à bout de bras ces dernières années. Il confie que le jour n'est peut-être plus éloigné où il se retirera complètement. «C'est le but, je ne rajeunis pas. Mais je veux que cette équipe reste à Trois-Rivières et nous sommes en train de mettre de l'ordre pour qu'elle soit rentable. Ça va de mieux en mieux, on a réussi à couper bien des dépenses», fait-il valoir, en disant que d'ici un an ou deux, il prévoit être en mesure de laisser aller son bébé. «Je suis un vieux croulant! Or l'avenir est aux jeunes», répète-t-il.

Reste que sur la glace, l'équipe doit aussi faire sa part, ce qui ne semble pas évident depuis quelques semaines. Les protégés de l'entraîneur Jean-François Labbé vont avoir l'occasion de redresser la situation en disputant deux matchs sur la route ce week-end, ce soir à Saint-Georges et demain après-midi (15 h) à Sorel-Tracy.

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