Zewski a besoin d'adversaires de plus grande qualité

Cesar Chavez s'est retrouvé les quatre fers en... (Photo: La Presse)

Agrandir

Cesar Chavez s'est retrouvé les quatre fers en l'air en moins de 30 secondes samedi soir au Centre Bell laissant à Mikaël Zewski à peine le temps de s'échauffer.

Photo: La Presse

Partager

Sur le même thème

Louis Ménard
Louis Ménard
Le Nouvelliste

1-2-3-4-5-6-7-8-9-10-11-12-13-14-15-16-17-18-19-20-21-22-23-24-25-26-27-28-29-30-31-32-33-34-35-36-37 stop!

La séquence ci-dessus, pourtant pas si longue, s'est avérée un véritable calvaire pour Cesar Chavez samedi soir au Centre Bell. C'est tout le temps dont a eu besoin le Trifluvien Mikaël Zewski pour lui asséner deux coups de poing et lui casser le nez! Le Mexicain s'est retrouvé sur le cul à se lamenter que ça faisait mal. Le plus important, toutefois, c'est qu'il n'avait aucune envie de se relever pour poursuivre les hostilités.

Quelques spécialistes ont remis en doute sa fiche à la veille de l'affrontement et force est d'admettre que le résultat de samedi n'a rien fait pour dissiper ces doutes.

Est-ce que la victoire de Zewski s'en trouve, par ricochet, amoindrie? Pas vraiment, je dirais.

D'abord, je crois que le bedonnant Mexicain (ça ne fait pas très sérieux de se présenter dans le ring avec un pneu autour de la taille dans la catégorie des super mi-moyens) ne savait pas du tout dans quoi il s'embarquait quand il a accepté d'affronter le Trifluvien.

Comme nous, il s'est peut-être dit que la fiche de Zewski, 16-0, avait été compilée contre des boxeurs servant de faire-valoir et qu'elle ne reflétait pas sa réelle valeur. Il avait raison... à moitié. Je suis de ceux qui pensent que les adversaires de Zewski ne l'ont pas vraiment mis à l'épreuve jusqu'à maintenant et qu'il a eu la vie trop facile. Son entourage est extrêmement prudent avec lui pour s'assurer qu'il ne brûle pas les étapes. Peut-être même trop.

Ce que Chavez a probablement omis de vérifier, cependant, c'est sa fiche chez les amateurs. On parle d'un boxeur qui est monté plus de 160 fois dans le ring, qui a été quatre fois champion canadien et qui a battu un Cubain aux championnats du monde de 2009. Voilà une carte de visite qui devrait attirer l'attention de tous les boxeurs qui vont devoir croiser sa route.

Le parcours de Zewski en boxe amateur est justement ce qui me fait croire qu'on est trop prudent avec lui. Ce n'est pas comme s'il en était à ses premiers pas dans un ring. Le jeune en a vu de toutes les sortes, gaucher, droitier, technicien, bagarreur de rue, etc.

Bien sûr, la boxe professionnelle a bien peu à voir avec la boxe amateur... sauf que ça reste de la boxe. Et même si on nous dit qu'il est encore jeune, il bénéficie d'une expérience plutôt impressionnante que même des adversaires plus âgés peuvent lui envier.

Histoire de maintenir un certain intérêt pour ses prochains combats, son entourage devrait vraiment s'attarder à lui trouver des adversaires de taille.

Qui voudra continuer de payer pour des combats plus courts que la préparation d'un sac de pop-corn?

La récompense d'un passionné

Les Patriotes de l'UQTR ont réalisé un bel exploit en remportant, dimanche dernier, le championnat provincial de soccer universitaire masculin.

Devra-t-on ajouter un astérisque pour rappeler que les Trifluviens ont été couronnés après que la meilleure équipe du circuit, les Carabins de l'Université de Montréal, eut été rétrogradée de la première à la sixième place pour avoir aligné un joueur inéligible? Pas du tout. Les règles sont les mêmes pour tout le monde et tant pis pour ceux qui ne les respectent pas!

Et puis, les protégés de Pierre Clermont n'ont pas fait les choses à moitié pour savourer le troisième titre provincial de leur histoire. Ils sont allés battre le Rouge et Or de l'Université Laval, premier au classement, sur son propre terrain à Québec. Protégé par la meilleure défensive du circuit, le gardien Raphaël Bélanger-Vaillancourt a encore fait des miracles lors des tirs de barrage pour concrétiser la conquête des Patriotes.

En tant qu'ancien joueur des Patriotes, je me réjouis évidemment des succès du programme de soccer de l'UQTR. Il est réconfortant de constater que l'excellence n'est pas l'apanage que de l'équipe de hockey.

Je me réjouis aussi pour Pierre Clermont avec qui j'ai vécu de bon moments alors que nous faisions partie des précurseurs du soccer d'élite à Trois-Rivières. C'était fin des années 70, début des années 80 et l'équipe s'appelait le FC Onze. Comme plusieurs membres de cette équipe, Pierre Clermont a été joueur, entraîneur, moniteur et officiel afin de non seulement vivre sa passion, mais aussi la transmettre aux plus jeunes.

Quand les routes de tous ces maniaques que nous étions se sont séparées, il a été le seul à poursuivre dans le monde du soccer. De formation en formation, il a finalement obtenu sa licence B nationale d'entraîneur à une époque où ils n'étaient pas aussi nombreux à la détenir.

Il est aussi devenu entraîneur des Patriotes qu'il a conduits aux plus hauts sommets en 1995 et 2001, étant chaque fois nommé entraîneur de l'année.

Sa passion pour le ballon rond est toujours aussi présente et il est à souhaiter qu'elle ne s'éteigne jamais afin que d'autres Marie-Ève Nault, qu'il a été parmi les premiers à façonner, soient en mesure de se donner les outils nécessaires pour aller jusqu'au bout de leur rêve.

Pierre Clermont en est à sa 21e année... (Photo: François Gervais) - image 3.0

Agrandir

Pierre Clermont en est à sa 21e année à la tête de la formation masculine de soccer des Patriotes de l'UQTR.

Photo: François Gervais

Enfin!

Les négociations entre la Ligue nationale de hockey et l'Association des joueurs semblent enfin vouloir débloquer. La longue séance de mardi et celle d'hier laissent entrevoir une lueur d'espoir pour les amateurs qui n'en peuvent plus de zapper parce que les réseaux de télévision qu'ils fréquentent habituellement se rabattent sur les films de Rocky, Slap Shot ou des championnats de dards!

De ce qu'on peut comprendre du peu d'information qui filtre, Gary Bettman a finalement décidé d'aborder les vrais sujets: le respect des ententes déjà signées et le fond d'aide aux équipes en difficulté.

On dit que c'est une rencontre entre Bill Daly et Steve Fehr qui aurait permis de débloquer la situation, mais il faudrait être naïf pas à peu près pour croire que ces deux-là n'avaient pas un mandat de leur supérieur respectif pour dégager le terrain. Reste à savoir maintenant si les deux parties sont aussi tannées que les amateurs. Si c'est le cas, ça devrait se régler rapidement...

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

la boite:1609999:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer