Serge L'Heureux
Le Nouvelliste
(Trois-Rivières) Ça ne serait pas exagéré de le traiter de «Monsieur Hockey» en Mauricie. Président de Hockey-Mauricie depuis 1998, impliqué dans ce sport depuis 1967 à titre de trésorier, entraîneur, gérant d'équipes et organisateur, entre autres, André Ricard a reçu, hier, le Prix du bénévolat en loisir et en sport - Dollard-Morin, volet régional, remis par l'ULRS de la Mauricie pour 2012. Très ému, il a qualifié cette récompense de «prix suprême que je pouvais recevoir dans ma carrière».
«Quand on fait du bénévolat, on ne fait pas ça pour recevoir des honneurs, reprend-il, mais quand ça arrive, on l'accepte avec joie et humilité. C'est un honneur vraiment important.» Ricard en a profité pour remercier le conseil d'administration de Hockey-Mauricie, les organisations locales et, dans un autre moment de belle émotion, son épouse. «Elle a sacrifié beaucoup de choses au fil des ans», assure-t-il.
Impliqué dans le hockey depuis 1967, le lauréat a été témoin de l'évolution des mentalités, qui a entraîné une évolution du bénévolat lui-même. «Le bénévolat d'aujourd'hui, ce n'est plus comme celui d'il y a 30 ou 40 ans, note-t-il. C'est de plus en plus difficile.» La faute en incombe - on apprendra ça sans surprise - aux parents. «Nos décisions sont plus critiquées qu'avant, regrette-t-il. J'essaye d'être le plus délicat possible avec les gens, de leur expliquer, mais ce n'est pas toujours facile. Ils ne le font pas méchamment mais, de nos jours, il faut que les jeunes soient les plus performants possible.» Dans ce contexte, avec les millions de la Ligue nationale qui miroitent au loin - bien, bien loin, mais quand même - les rêves des parents prennent souvent le pas sur ceux des enfants. «Le jeune connaît son calibre; il sait qu'il est à sa place dans le simple lettre, par exemple, assure Ricard. À un moment donné, il faut aussi que les parents se rendent à l'évidence...»
Ces critiques compliquent aussi le recrutement des bénévoles. «C'est vrai qu'on a plus de misère qu'avant à recruter des bénévoles, note André Ricard. Je pense que c'est un peu à cause des critiques. On dirait que les gens sont moins tolérants aux déceptions qu'avant; on passe toujours pour les méchants quand on prend une décision. Pourtant, on est là pour faire grandir leur organisation ou leur événement.»
Avec une feuille de route bien remplie, autant au niveau régional, provincial qu'international, André Ricard n'a pas fini de s'impliquer au hockey. À titre de lauréat régional du prix Dollard-Morin, il représentera la Mauricie à Québec, vendredi prochain, pour la remise du prix provincial. L'URLSM lui a remis une toile de Normand Boisvert.
D'autre part, le prix Jean-Marc-Paradis de la relève a été décerné à Philippe-Emmanuel Côté, qui s'implique dans les scouts et plusieurs autres organismes, notamment en milieu scolaire. Il a reçu une oeuvre de l'artiste-peintre Marguerite Boivin.
Carnet de notes
L'URLSM a également remis plusieurs certificats de reconnaissance, hier... Au volet relève, Sophie Bourassa-Rheault (scouts Mauricie) et Mélanie Thiffeault (loisir municipal à Saint-Tite) ont été honorées pour leur implication, alors que Gabriel Peterson a reçu un certificat à titre de bénévole oeuvrant auprès des personnes handicapées... Des certificats ont également été décernés à Pauline Bélanger-Daneault (activités artistiques, culturelles et communautaires à Shawinigan), Richard Duguay (club d'échecs à Trois-Rivières), Simon Gélinas (soccer à Yamachiche), Marc Grenier (loisir municipal à Shawinigan), Gilles Joubert (photographe ici et là), Richard L'Heureux (ski de fond à Trois-Rivières), Diane Lacroix (Club quad Mauricie), Christiane Mackay (haltérophilie) et Jeanne d'Arc Parent (scouts).