Sakaris avait des choses à régler...

Peter Sakaris a retrouvé la fougue qui le... (Photo: Sylvain Mayer)

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Peter Sakaris a retrouvé la fougue qui le caractérisait à ses débuts avec les Cataractes il y a deux ans.

Photo: Sylvain Mayer

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Steve Turcotte
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Qui aurait parié sa plus belle chemise sur le retour de Peter Sakaris à Shawinigan cette saison après avoir été laissé de côté lors du tournoi de la Coupe Memorial? Et de la poignée de personnes qui ont levé la main à la lecture de la première question, qui aurait renchéri avec sa cravate la plus chanceuse que le jeune homme allait faire mentir ses détracteurs en redevenant le joueur fougueux qui avait conquis le public shawiniganais il y a deux ans?

Pour toutes sortes de raisons, Sakaris a offert un rendement bien décevant l'an dernier. Déçu de ne pas avoir obtenu comme il croyait l'avoir mérité une invitation pour un camp d'entraînement chez les pros, le Montréalais boudait à pareille date il y a 12 mois, ce qui a convaincu Éric Veilleux de le rétrograder sur son échiquier offensif.

C'est un secret de Polichinelle que la relation entre les deux hommes s'est dégradée au fil des mois suivants, avec le résultat que les responsabilités du vétéran en vue du match ultime de la Coupe Memorial se sont limitées... à la confection de grilled cheese pour ses coéquipiers dans le vestiaire dans les heures précédant le duel historique face aux Knights!

À ce moment-là, ça semblait inévitable que Sakaris change d'air. Il en a eu l'occasion puisqu'un club de la USHL lui a fait de l'oeil au cours de l'été, mais un changement d'entraîneur et le sentiment qu'il avait des choses à régler avant de mettre fin à son stage junior l'ont convaincu de revenir avec les champions en titre même si son poste n'était pas garanti.

«J'adore Shawinigan, et la LHJMQ est l'un des meilleurs circuits au monde. Je voulais terminer ma carrière junior sur une bonne note», lance Sakaris, qui est passé de la parole aux actes depuis le début de la saison en inscrivant sept points, dont quatre buts, à ses trois premiers matchs.

Sakaris hésite quand on lui demande de décrire la différence entre son jeu cette saison et celui de l'an dernier... Puis il pointe en direction de celui qui dirige maintenant le trafic derrière le banc.

«Je ne sais pas trop... Je me sens plus confortable, plus confiant sur la patinoire. C'est sûr qu'on m'utilise davantage, que j'ai plus de responsabilités avec une équipe aussi jeune. Quand tu sais que ton club compte sur toi à tous les soirs, tu n'as pas le choix de travailler fort à chaque match», fait-il valoir. «J'apprécie que Denis m'ait confié un rôle de leader. Je m'amuse un peu plus quand je viens à l'aréna...»

De son côté, Chalifoux ne veut pas s'étendre sur le chemin de croix de Sakaris l'an dernier. «Je ne sais pas ce qui s'est passé l'an dernier, et ça ne me regarde pas. C'est d'ailleurs ce que j'ai dit à Peter lors de ma première rencontre avec lui cet été. Ce qui m'intéressait, c'était le présent, pas le passé. Je l'avais observé sur film, et j'avais vu de belles choses de lui. Tout comme j'avais vu des choses qu'il devait améliorer. Le hockey, c'est beaucoup une question de confiance... Ce que je veux faire pour lui, c'est de lui donner une tape dans le dos pour l'encourager. Le reste, ça lui appartient.»

Jusqu'à maintenant, Sakaris s'occupe «du reste» avec brio!

Trois matchs en 48 heures

Pour la première fois de la saison, les Cataractes s'engagent dans une rude séquence de trois matchs en 48 heures ce soir à Drummondville. Chalifoux convient qu'il va faire les choses différemment avec ce marathon devant lui. «On a 25 joueurs sous la main, tout le monde sera appelé à contribuer. On va devoir aussi utiliser davantage notre quatrième trio dans le feu de l'action. Il est également acquis que Chase Gaudet va obtenir un premier départ entre les poteaux.»

La bonne nouvelle, c'est que les Cataractes se présentent à Drummondville forts de leur première victoire de la saison enregistrée aux dépens des Foreurs mardi.

«C'est sûr que ça fait une différence pour la confiance, les gars savent qu'ils peuvent jouer dans cette ligue-là, qu'ils peuvent compétitionner», note le pilote recrue, qui va rappeler à ses hommes avant la première mise au jeu que les Voltigeurs se sont fait un malin plaisir de venir gâcher la fête lors de la soirée d'ouverture au Centre Bionest il y a deux semaines. «C'est sûr que je vais en parler! En même temps, il ne faut pas tomber dans un excès d'émotivité. On s'en va à Drummondville pour jouer un match agressif, compléter nos mises en échec et démontrer une éthique de travail irréprochable.»

Les Cataractes vont enchaîner par la suite avec deux matchs à domicile, demain après-midi face au Rocket de l'Île-du-Prince-Édouard, puis dimanche après-midi face à l'Océanic de Rimouski.

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