Frédéric Rousseau au coeur de l'action aux JO

Louis-Simon Gauthier
Louis-Simon Gauthier
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Frédéric Rousseau est un grand priviligé. Le genre de gars qui peut se vanter d'avoir assisté au match de hockey de la médaille d'or entre le Canada et les États-Unis aux Jeux de Vancouver, en février 2010.

Le triathlète et marathonien de 41 ans, passionné de voyages et de sports, a récemment vécu l'extase des Olympiques de Londres où il a, entre autres, vu le Jamaïcain Usain Bolt remporter l'épreuve du 200 m dans un Stade olympique rempli à pleine capacité. Des souvenirs - et des photos - il va en ramener à la tonne! Rejoint à Paris où il profitait de ses dernières journées de vacances avant le retour au boulot, l'urgentologue du Centre d'hébergement Laflèche à Shawinigan a bien voulu raconter son expérience au Nouvelliste.

Arrivé dans la capitale britannique en début de semaine dernière avec un ami, le Trifluvien s'est d'abord rendu à la compétition de triathlon, espérant voir le Canadien Simon Whitfield monter sur le podium. On connaît la suite: le double médaillé olympique a été contraint à l'abandon en raison d'une chute lors de l'étape de vélo.

«C'était décevant, surtout que j'avais connu Simon lors du championnat du monde de triathlon en Australie il y a trois ans, événement auquel j'avais d'ailleurs participé dans la catégorie groupe d'âge, raconte Rousseau. Mais je me suis néanmoins laissé emporter par la splendeur du site: c'était phénoménal! Je tenais mordicus à regarder le triathlon et je ne l'ai pas regretté. De plus, on se tenait juste à côté des thérapeutes de l'équipe canadienne: nous avons été parmi les premiers au pays à savoir ce qui clochait avec Simon!»

Les deux comparses québécois se sont ensuite dirigés vers le lieu des finales de volleyball de plage, en plein centre-ville londonien. «L'ambiance était incroyable, ça me faisait penser au Stade Uniprix à Montréal. En plus, on pouvait contempler le London Eye (la fameuse grande roue) et le Palais de Westminster de nos sièges.»

La soirée à la piste d'athlétisme demeure cependant le moment le plus marquant de son séjour en Angleterre.

«De voir le triplé jamaïcain au 200 m et un nouveau record du monde au 800 m (réalisé par le Kenyan David Lekuta Rudisha), ça constitue en quelque sorte le summum de mon été! Nous étions dans la huitième rangée, en plein centre du stade. Quand Bolt se promenait avec son drapeau à la suite de sa victoire, je devais être à une dizaine de pieds de lui. Le silence des 85 000 personnes, quelque secondes avant le départ des courses, m'a aussi subjugué. Un autre bon moment: quand Damian Warner a terminé cinquième à l'issue des 10 épreuves du décathlon. On était pas mal fiers!»

Quelques heures plus tard, Frédéric Rousseau et son pote étaient loin de se douter qu'ils allaient piquer un brin de jasette avec Lucian Bute, pendant les demi-finales des compétitions de boxe. «On a beaucoup apprécié cette expérience, surtout que l'aréna était assez intimiste: on parle d'un endroit où il y avait à peine 2000 personnes... un peu comme au Colisée à Trois-Rivières!»

Le voyage olympique s'est conclu avec la victoire du Mexique aux dépens du Brésil en soccer masculin, dans un Stade Wembley sous haute surveillance. «C'est le seul endroit où la sécurité était un peu agressante. On sentait une certaine tension en entrant dans l'enceinte, mais finalement il n'y a pas eu de problème.»

En tout, Rousseau estime avoir déboursé au moins 5000 $, et ce en quelques jours seulement. «Mais on se considère très chanceux. On a eu du beau temps toute la semaine et si c'était à refaire, on y retournerait!»

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