Gélinas sait déjà qu'il sera appelé à travailler sur les unités spéciales, en plus de servir de tampon entre le groupe d'entraîneurs et les joueurs. Dans le feu de l'action, il sera entre ses deux collègues à qui il transmettra ses observations. «Bob a de la jasette pas mal, je sais déjà ce qu'il attend de moi! Les Flames sont privilégiés d'avoir pu l'embaucher, il y avait une autre équipe qui courait après lui!»
Chose certaine, Hartley et ses adjoints vont avoir besoin de toute leur science pour redresser la barque des Flames, qui a bien du mal à garder la tête hors de l'eau depuis quelques années.
«C'est un beau défi qui s'offre à nous, c'est vrai. On a de bons morceaux sous la main, des gars qui ont eu du succès ailleurs. Je pense notamment à Dennis Wideman et Blake Comeau. Notre mission, c'est de s'assurer que tout le monde est sur la même page et si on la remplit, de belles choses vont nous arriver cette saison.»
Reste à savoir quand cette saison va décoller! Comme le contrat de travail qui lie propriétaires et joueurs se termine le 15 septembre, un possible lock-out est à l'horizon si une entente ne se concrétise pas d'ici un mois.
«Tout le monde espère que ça va se régler le plus rapidement possible. J'ai vécu le lock-out de 2004, et personne n'a été gagnant dans l'aventure...», rappelle le sympathique ex-hockeyeur, de retour dans le giron des Flames après un séjour fructueux de deux saisons au début des années 2000. Gélinas avait notamment connu des séries du tonnerre en 2004, au point d'être surnommé the Eliminator dans l'Ouest!
Bob Hartley a bel et bien engagé un Shawiniganais pour l'épauler dans ses nouvelles fonctions à Calgary. Sauf que ce n'est pas Éric Veilleux qui a eu le job, mais bien Martin Gélinas. Ce dernier correspondait parfaitement au profil recherché par le gagnant de la Coupe Stanley.
«Je suis un gars qui aime se préparer d'avance et dans tous les scénarios devant moi, j'avais un plan précis. À Calgary, je voulais un gars avec un sentiment d'appartenance, un gros vécu dans la LNH. Martin (Gélinas) répondait à ces critères, alors j'avais pensé à lui avant même d'être embauché!», soutient Hartley.
«Le hasard fait drôlement les choses. J'étais dans une loge ici pendant que Martin était au centre de la glace pour la mise au jeu protocolaire durant la Coupe Memorial. Puis nous avons pris le même avion pour se rendre à Calgary. Quand tous les papiers ont été signés, on a rapidement demandé à Nashville la permission de discuter avec lui et après une entrevue de deux heures et demie, tout était réglé le lendemain. C'est la seule entrevue que j'ai réalisée!»
Faut dire aussi que Gélinas était bien perçu dans l'entourage des Flames. Craig Conroy, assistant de Jay Feaster, a proposé son nom à Hartley quand celui-ci a décrit le profil de l'assistant type qu'il recherchait. «Martin, c'est un gars de coeur, un bon communicateur. En plus, il a travaillé avec les jeunes dans l'organisation des Predators. Pour moi, c'est un gros plus car je crois beaucoup au développement», raconte Hartley, qui avoue que le processus a été rapide.
«Mais c'est ma méthode à moi. Quand je rencontre un gars pour une entrevue, je ne le lui dit pas, mais le poste est à lui à moins qu'il ne le perde au cours de l'entrevue. Dans le cas de Martin, je ne peux même pas dire qu'il m'a impressionné lors de notre rencontre car il s'est montré égal à mes attentes.»