En Labbé, Morrissette estime avoir déniché le meilleur candidat possible, lui qui avoue s'être entretenu avec au moins quatre autres personnes dans le but de trouver le successeur de Carl Fleury. «C'est un gars sévère, mais juste, affirme le bouillant homme de hockey. Il a été formé par Éric Dandenault à Sherbrooke alors je ne suis pas inquiet que de l'intensité, il va y en avoir!»
Labbé, un ancien gardien de but des Draveurs qui a mis fin à sa carrière de hockeyeur il y a deux ans à peine, amorcera sa première campagne à titre d'entraîneur-chef en septembre. Un nouveau défi qu'il entrevoit avec beaucoup d'optimisme. «En 17 ans dans le hockey, j'ai eu la chance de côtoyer des gars comme Bob Hartley et John Paddock et je me suis toujours dit qu'un jour, j'aimerais être à leur place, derrière le banc. Avec moi, il n'y aura pas de passe-droit: j'en demande beaucoup à chacun de mes joueurs, qu'ils soient sur le premier ou le quatrième trio. Les pratiques seront obligatoires, sous peine d'amendes. La seule chose que je peux vous promettre pour le moment, c'est que nous formerons l'équipe la plus travaillante du circuit.»
L'ajout récent de quatre anciens joueurs du Wild à la formation trifluvienne a agréablement surpris Labbé qui se retrouvera en territoire connu au Colisée cet hiver. «J'ai joué ici et je connais bien M. Morrissette. Je sais que plusieurs personnes croyaient que j'allais m'impliquer financièrement dans le Caron et Guay, mais je vais passer mon tour pour cette année. J'ai vécu une mauvaise expérience avec le Wild l'an dernier à ce niveau, je préfère m'abstenir pour l'instant...»
Ceci dit, Labbé entamera son travail d'entraîneur-chef au cours des prochains jours. «Je compte appeler les vétérans de l'équipe en premier. Un gars comme Alexandre Jacques, que j'ai essayé d'attirer à Windsor l'an dernier, sera encore très utile l'an prochain. Ça devrait être mon premier coup de fil!»
Comme il l'avait fait avec Carl Fleury pendant une vingtaine de rencontres en 2011-12, René Labrèche épaulera Jean-François Labbé derrière le banc. L'ancien pilote des Barons de Cap-de-la-Madeleine dans le senior A, qui avait postulé pour devenir entraîneur-chef, a finalement décidé de demeurer avec le Caron et Guay.
Directeur des opérations la saison dernière, Sylvain Robert remplacera Patrick Lacelle comme directeur-adjoint. «J'ai confiance de relever le défi. J'étais déjà assez présent dans le vestiaire et je faisais souvent le lien entre les joueurs et la direction alors ça ne m'effraie pas trop.»
Plus important encore, il se joint à Léo-Guy Morrissette en tant qu'actionnaire. «J'ai le Caron et Guay de tatoué sur le coeur depuis 2004, jure Robert. Je veux que l'équipe reste ici pour plusieurs années et pour cela, les gens d'affaires de la région doivent s'investir.»
Morrissette a d'ailleurs mentionné que d'autres partenaires financiers seront annoncés d'ici trois semaines.
Du même souffle, le vieux renard a confirmé qu'il préparait le terrain pour la relève, lui qui devrait tirer sa révérence à la fin de la campagne 2012-13. «À 67 ans, le temps commence à manquer. J'ai été opéré pour le dos et le coeur... à un moment donné, je vais devoir diminuer la cadence. Mais si je quitte, je veux m'assurer que l'avenir du Caron et Guay soit garanti à long terme et avec les annonces à venir, j'ai bon espoir que ça se concrétise.»
En terminant, mentionnons que Daniel Rougeau a été embauché en tant que conseiller publicitaire. Ce dernier veillera, entre autres, à trouver de nouveaux partenaires.