Ce trophée est tombé dans l'oeil de Phil Pritchard pendant le déroulement de la Coupe Memorial.
Vice-président du Temple de la renommée, celui-ci ne quitte presque jamais des yeux la Coupe Stanley dans ses déplacements. Quand il a vu le trophée St. Lawrence Amator Hockey, il n'a pas hésité une seconde à mentionner à Bob Lord, président du Grenier du sport, qu'il aimerait l'avoir en permanence au Temple de la renommée du hockey à Toronto.
Coupe Memorial
Lors de la présentation du tournoi à la ronde de la Coupe Memorial, qui a vu les Cataractes remporter le championnat canadien de hockey junior, une partie des trophées du Temple de la renommée du hockey a été exposée à Espace Shawinigan.
En complément à cette exposition, Bob Lord avait fourni quelques pièces de la collection qu'il a amassée au fil des ans et qui représentent quelque 50 disciplines sportives. M. Lord n'avait, toutefois, présenté que des artéfacts reliés à l'histoire du hockey en Mauricie, dont cette pièce appelée «Trophy St. Lawrence Amator Hockey», une coupe en argent sterling montée sur un socle en bois d'une belle valeur - autant historique que monétaire.
Cinq saisons
Ce trophée a eu une vie très courte. Seulement cinq saisons de hockey, entre 1909-1910 et 1913-1914. Elle avait été remise par la St. Lawrence Pulp and Paper et c'est la formation du Sherbrooke Hockey Club qui a été la première à la remporter. Les quatre autres saisons, ce fut l'affaire de la formation de la Laurentide Pulp and Paper de Grand-Mère. «À l'époque, la St. Lawrence Pulp and Paper embauchaient des hommes pour ses usines, situées un peu partout au Canada, qui avaient pour travail de jouer au hockey. On avait donc formé ce circuit de hockey semi-professionnel et remis cette magnifique coupe», raconte Bob Lord.
Ce dernier hésite quand on lui demande s'il serait prêt à se séparer de cette magnifique coupe, la prunelle du Grenier du sport. «Si nous devions nous en séparer, ce serait sous forme de prêt à long terme assorti de quelques conditions, dont une contribution monétaire annuelle qui nous permettrait d'ajouter aux bourses que nous remettons à nos jeunes athlètes de la région. Et peut-être aussi contre le prêt occasionnel de pièces de la collection du Temple de la renommée du hockey. Mais, il faut savoir que ce trophée, d'une grande valeur à plus d'un niveau, est notre pièce maîtresse», souligne-t-il.
Il faut savoir que ce dernier en a été séparé pendant 40 ans. «Je l'ai vu pour la première fois dans le hall d'entrée de l'école supérieure Sacré-Coeur. C'était en 1960. Je l'ai retrouvé par hasard à Lac-à-la-Tortue. Depuis, elle ne nous a plus quittés», conclut Bob Lord.