Mission accomplie pour Heidi Levasseur

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Heidi Levasseur a complété hier à la nage... (Photo: Stéphane Lessard)

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Heidi Levasseur a complété hier à la nage les 150 km séparant Gatineau et Montréal, devenant ainsi la première femme à parcourir ce trajet.

Photo: Stéphane Lessard

Gabrielle Turcotte
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Mission accomplie pour la sirène de la Mauricie qui a complété hier à la nage les 150 km séparant Gatineau et Montréal, devenant ainsi la première femme à parcourir ce trajet.

Heidi Levasseur est arrivée à Montréal vers 14 h 45, neuf jours après son départ de Gatineau. Mis à part un petit incident impliquant l'embarcation qui la suivait, la traversée s'est bien déroulée.

«J'avais la température de mon côté, ça s'est bien passé, ça été plus difficile au départ et à chaque troisième journée consécutive de nage», commente la nageuse, qui a pris deux jours de pause pendant son parcours. Malgré tout, elle a réussi à respecter son objectif en nageant en moyenne de 25 à 30 km par jour, soit cinq à huit heures.

Selon elle, son exploit sur la rivière Outaouais a été plus difficile à accomplir que celui de la rivière Saint-Maurice, où elle avait nagé 165 km entre La Tuque et Trois-Rivières.

«La rivière Outaouais est beaucoup plus large, c'est une grosse masse d'eau où il y a peu de courant, ça ressemble beaucoup plus à un lac qu'à une rivière. Il y avait aussi des vents de côté, particulièrement la troisième journée.»

En plus de nager, Heidi Levasseur a amassé des fonds pour des maisons de jeunes en Outaouais. Bien que les sommes recueillies n'aient pas encore été entièrement comptabilisées, elle estime qu'elle a amassé plus de 500 $. Comme à son habitude, elle a tenu à promouvoir le dépassement de soi, l'implication et les saines habitudes de vie auprès des jeunes.

Elle a d'ailleurs rencontré des jeunes tout au long de son parcours, ces derniers l'attendant généralement en fin d'après-midi après sa journée de natation. «Ça s'est super bien passé, les jeunes m'attendaient avec des cartes et m'encourageaient, c'était très motivant. J'ai beaucoup jasé avec eux, en particulier de leurs rêves», ajoute la sirène, dont le leitmotiv est «nage vers tes rêves».

Elle a préféré remettre à plus tard sa traversée des 75 km séparant Matane et Baie-Comeau prévue pour le mois d'août prochain, pour pouvoir être entièrement présente aux prochains Jeux du Québec à Shawinigan. «Je veux vraiment me consacrer à mon rôle de représentante des athlètes féminines, c'est quelque chose qui me tient à coeur».

Elle compte aussi se consacrer à une autre cause qui lui tient à coeur, soit l'intimidation que font subir certains entraîneurs à leurs athlètes. Elle affirme avoir déjà vécu ce type d'intimidation et l'avoir observé à plusieurs reprises, particulièrement chez les athlètes féminines. «C'est un sujet dont on ne parle pas beaucoup dans le monde du sport», déplore-t-elle.

Elle espère obtenir l'appui d'organismes pour inciter la ministre de l'Éducation, des Loisirs et du Sport, Michelle Courchesne, à davantage sanctionner les abus d'entraîneurs envers leurs athlètes. Elle espère bientôt lancer une pétition à ce sujet.

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