Mince consolation pour Marie-Ève Nault

La Trifluvienne Marie-Ève Nault ne sera pas de l'alignement officiel... (PHOTO: SOCCER CANADA)

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La Trifluvienne Marie-Ève Nault ne sera pas de l'alignement officiel aux Jeux de Londres, mais elle accompagnera tout de même la délégation canadienne en tant que substitut.

PHOTO: SOCCER CANADA

 

Serge L'Heureux
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Écartée de la formation de 18 joueuses choisies pour représenter le Canada aux Jeux olympiques de Londres, la Trifluvienne Marie-Ève Nault a au moins eu la consolation d'être désignée parmi les trois substituts qui accompagneront l'équipe, même si elle n'endossera vraisemblablement pas l'uniforme. «Sur le coup, c'est décevant, admet-elle. J'aurais aimé avoir la chance de jouer, mais au moins, je vais vivre l'expérience des Jeux olympiques et je vais rester dans l'entourage du groupe. On ne sait jamais ce qui peut arriver.»

L'entraîneur de l'équipe canadienne, John Herdman, a annoncé ses choix samedi, à Vancouver, où l'équipe canadienne tenait un dernier camp de sélection. Nault affirme ne pas avoir été surprise par sa décision. «J'avais rencontré l'entraîneur, une semaine avant, et il m'avait laissé comprendre que je serais dans les substituts, indique-t-elle. Je savais que la dernière semaine allait être décisive. Je poussais pour être dans les 18. J'espérais en avoir fait assez, mais ça n'a pas été le cas.»

Tenue à l'écart du jeu pendant cinq mois à cause d'une fracture à la cheville, la joueuse trifluvienne partait avec une longueur de retard sur les autres filles de l'équipe nationale. «Je n'ai pas de regrets quand je considère mon parcours dans les derniers mois, affirme-t-elle. Je suis revenue d'une blessure assez importante, puis j'ai raté les Jeux panaméricains et les sélections olympiques. Il (Herdman) avait eu l'occasion de voir les autres filles pendant 18 mois. De mon côté, j'ai joué 20 minutes contre le Brésil, et 20 minutes contre la Chine. Ce sont les deux seules fois qu'il m'a vue jouer. Ce n'est pas évident pour moi, et pour lui non plus.»

«Je pense qu'il y est allé avec ce dont il avait besoin au niveau tactique, estime-t-elle. Je suis assez constante, autant à l'attaque qu'en défensive. Il en a choisi une meilleure à l'attaque et une meilleure en défensive, pour s'adapter en fonction des situations, j'imagine.»

Marie-Ève Nault n'a pas eu grand temps pour digérer sa déception, puisque l'équipe canadienne s'est aussitôt envolée pour Salt Lake City, où elle tiendra un camp d'entraînement d'une semaine avant d'affronter les États-Unis, samedi. «Ça va être un gros test pour nous avant de partir!», prévoit la joueuse trifluvienne, qui aura droit à un bref séjour de quatre jours à la maison, du 1er au 4 juillet, avant de repartir pour la Suisse. «Ça va faire du bien de se régénérer avec la famille et les amis», souhaite-t-elle.

En Suisse, les Canadiennes séjourneront deux semaines et disputeront trois matchs préparatoires avant de prendre la route de Londres, à la mi-juillet. Le Canada disputera son premier match aux Jeux olympiques contre le Japon, le 25, puis affrontera l'Afrique du Sud, le 28, et la Suède, le 31. Un groupe pas facile, donc. «On a encore été placées dans le groupe de la mort!», ironise Nault, qui continuera à s'entraîner avec l'équipe durant tout ce temps. «Même les jours des matchs, il va falloir qu'on s'entraîne dans le gymnase, les trois substituts, pour être prêtes au besoin», conclut-elle.

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