«La rançon de la gloire!»

Pour obtenir du succès au cours de la... (Photo: Émilie O'Connor)

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Pour obtenir du succès au cours de la dernière année, Martin Mondou a dû sacrifier une partie de l'avenir des Cataractes. Le dépisteur-chef Alain Bissonnette sera à même de le constater demain alors qu'il ne prendra la parole qu'au quatrième tour. À moins, évidemment, que son directeur général n'ait réussi à lui dénicher des choix plus hâtifs d'ici là...

Photo: Émilie O'Connor

Steve Turcotte

Steve Turcotte
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) À moins d'un revirement de situation, Alain Bissonnette pourra manger des sandwichs jusqu'en quatrième ronde demain puisque les Cataractes n'ont plus aucun choix dans les trois premiers tours du repêchage des joueurs midgets. «Ça va être tellement long qu'on a pensé se faire venir un buffet chaud», blague le dépisteur-chef des Cataractes, pas du tout déçu de voir que les meilleurs espoirs vont s'envoler devant ses yeux alors qu'il sera enchaîné à la table de l'équipe sur le plancher de danse du Colisée Pepsi de Québec. «C'est la rançon de la gloire! C'est le temps de payer nos factures... Je n'ai aucun problème avec ça, d'autant plus que ça fait des mois qu'on connaît le scénario. On s'est préparé en conséquence.»

Normalement, les dépisteurs arrivent au repêchage avec une stratégie établie en fonction des besoins de l'équipe et des choix à leur disposition. Dans le cas de Bissonnette, il n'a pas trop à se casser la tête: en cette première année de reconstruction, les besoins sont pressants à toutes les positions, alors il va y aller à tout coup avec le meilleur gars disponible!

«Parfois, tu peux mettre du potentiel en banque, mais nous, nos besoins sont immédiats. On a une saison à jouer l'an prochain, ça prend des joueurs pour mettre dans les chandails», sourit celui qui est confiant de trouver du bon matériel à partir de la quatrième ronde. Dans les deux dernières années, Bissonnette a réclamé tardivement Alexandre Grand Maison (6e ronde), Félix-Antoine Bergeron (5e ronde) et Dylan Labbé (4e ronde), tous des gars qui auront d'importantes responsabilités l'an prochain.

De cette cuvée 2012, Bissonnette retient la qualité des défenseurs et la bonne attitude générale des adolescents disponibles.

«Ce n'est pas LE grand repêchage, mais c'est une année intéressante, avec des joueurs qui vont avoir un impact certain dans deux ans. Des gars qui ont des lacunes et dont le succès va dépendre de leur développement. Pour plusieurs, le désir est là, la flamme brille dans leurs yeux. Ça m'a impressionné cette année. J'ai aimé mes rencontres, ce n'était pas des discours préparés d'avance comme ça arrive assez souvent», confie le dépisteur-chef.

«Beaucoup de bons défenseurs complets sont disponibles. Peu de bons joueurs de centre, par contre, et peu de profondeur dans le filet», décortique-t-il.

Les équipes du circuit Courteau ont l'obligation à partir de cette année de réclamer au moins deux athlètes américains, une règle qui a forcé les dépisteurs à travailler différemment cet hiver. «J'allais de l'autre côté par le passé, mais cette année, on a mis plus d'efforts sur l'évaluation des joueurs. Je suis passé par les États-Unis à cinq reprises, à différents moments de l'année. On connaît les ressources disponibles.»

Autre nouveauté au repêchage, une réglementation plus généreuse pour que les équipes n'ignorent plus les joueurs qui menacent de continuer leur route via les collèges américains. Ils sont de moins en moins nombreux d'ailleurs, convient Bissonnette.

«Mais il y a plus de Québécois, par contre. C'est plate à dire, mais il y a des clubs qui ont encore de l'ouvrage à faire pour s'assurer que les joueurs ne souhaitent plus choisir leur équipe pour des mauvaises raisons. Je pense à l'encadrement académique, surtout. Il y en a de moins en moins qui vont aller de l'autre côté, et la majorité de ceux qui menacent d'y aller le font pour obtenir un pouvoir de négociation avec l'équipe qui va les repêcher. Reste qu'il y a une problématique pour les bons étudiants anglophones de Montréal, parce que c'est clair qu'il n'y a pas des cégeps anglophones partout. Et les cours par correspondance, ce n'est pas pour tout le monde», observe Bissonnette, en indiquant que seulement deux joueurs n'ont pas voulu le rencontrer cette année.

«Par contre, avec les nouvelles règles, il n'y a plus de raisons valables de passer par-dessus un joueur qui t'intéresse en première ronde...»

Voilà un autre puzzle dont Bissonnette n'a pas à se préoccuper. À moins, bien entendu, que Martin Mondou ne sorte un lapin de son chapeau pour lui permettre de monter sur l'estrade demain matin! «On ne sait jamais avec Martin! Si ça arrive, on est également préparé en conséquence...»

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