Mais il reste encore un commanditaire à trouver pour concrétiser l'entente. «On est à un partenaire près de confirmer leur venue, assure néanmoins Fugère. Pour ces gars-là, qui courent d'habitude à Montmagny, Saint-Félicien ou Sanair, c'est le rêve d'une vie de courir à Trois-Rivières.»
Ouverte autant aux vétérans qu'aux pilotes d'avenir, la série attire un public qui n'assiste pas nécessairement au GP3R. «C'est une série qui va nous amener du nouveau monde, à qui on va donner le goût de venir à Trois-Rivières, estime le directeur général. Pour les jeunes pilotes, c'est aussi un beau tremplin; ça va leur permettre de se faire voir. On pourrait comparer ça à la Formule 1600 pour le stock-car.»
Depuis son arrivée en poste, Fugère n'a jamais caché son désir d'ajouter du stock-car à la programmation. «Il n'y en a pas assez à mon goût, avoue-t-il. Nous avons trois séries de monoplaces, deux séries de voitures de production, mais une seule série de stock-cars (le NASCAR Canadian Tire). Or, depuis cinq ans, notre grosse course, c'est le stock-car!»
S'il parvient à concrétiser l'entente avec la série Sportsman, ces voitures pourraient disputer deux courses: le vendredi lors de la soirée portes ouvertes, puis le samedi. Fugère se donne jusqu'au 1er mai pour régler le dossier. «Pas d'entente à cette date-là, pas de course», laisse-t-il tomber.
Par ailleurs, le directeur général du GP3R a constaté, comme beaucoup d'observateurs, le faible nombre d'inscrits pour les deux premières courses de la saison de la série Indy Lights. Ils étaient 16 sur la grille de départ, le week-end dernier à St.Petersburg, et ils sont 15, en fin de semaine, en Alabama.
Combien, alors, seront-ils à Trois-Rivières, où seulement 13 voitures se sont présentées, l'an dernier?
«L'avantage qu'on a, c'est la bourse», souligne Fugère, qui croit que plusieurs équipes voudront aligner une deuxième voiture pour rafler leur part de la bourse supplémentaire de 51 500 $ consentie par la série pour l'épreuve trifluvienne.
Enfin, le directeur général du GP3R n'a pas abandonné son projet d'amener à Trois-Rivières les voitures électriques du Trophée Andros. «Mais ça coûte très, très cher pour les déplacer jusqu'ici, souligne-t-il. On cherche des appuis.»
Comme pour la série Sportsman, ce dossier devra être réglé d'ici le 1er mai.