Curieusement, cette baisse s'explique par... une bonne idée. En effet, le nouveau programme de sport étudiant prône la mise en place de «saisons sportives», afin d'inciter les jeunes du primaire à pratiquer davantage de sports. Or, le mini-basket figure au programme de la première saison, avant les Fêtes.
«Après Noël, les jeunes pratiquent d'autres sports», ajoute Guillemette, par ailleurs en parfait accord avec ce programme. «C'est l'approche parfaite, celle qui est utilisée aux États-Unis ou dans le Canada anglais», souligne-t-elle.
Pour l'instant, le programme n'a pas été adopté partout au Québec. «Ça dépend des régions, précise-t-elle. À Québec, ils ont embarqué de plain-pied là-dedans, de sorte que nous n'avons que deux équipes, cette année, alors qu'elles étaient sept ou huit, dans le passé.» En Mauricie, la baisse est moins dramatique, avec seulement trois équipes de moins, mais quand on fait le total, il manque néanmoins 14 équipes par rapport à l'an dernier.
Le portrait n'est pourtant pas tout à fait négatif, avec notamment une hausse du côté du mini 4, réservé aux jeunes de 3e et 4e année. «On accueille de plus en plus d'équipes de l'extérieur dans cette catégorie que nous avons lancée, il y a quelques années», se réjouit la coordonnatrice, qui aimerait bien pouvoir combler aussi facilement le volet compétitif de l'événement.
«Est-ce parce que le calibre est trop fort, parce qu'il y a trop de tournois ou parce que l'écart est trop grand avec le niveau participation?, demande-t-elle. Je n'ai pas de réponses.» Six équipes seulement sont inscrites au volet compétition: trois chez les filles et autant chez les gars.
Le Festival de mini-basket prendra son envol vendredi, avec cinq rencontres. Samedi et dimanche, les matchs seront disputés sur huit plateaux dans cinq institutions d'enseignement (Keranna, Chavigny, Des Pionniers, Les Estacades et le Cégep). Les finales sont prévues pour dimanche, à 13 h30 et 15 h à l'école secondaire Chavigny (au Cégep pour le volet compétition masculin). «La force de notre tournoi, c'est l'arbitrage, croit Micheline Guillemette. Nous avons des arbitres fédérés, qui travaillent au niveau benjamin, cadet et juvénile. C'est très apprécié par les joueurs.»
Mais ces joueurs (et joueuses) sont de moins en moins nombreux. Pour maintenir la popularité du Festival de mini-basket, les responsables envisagent donc de déplacer l'événement. «Tout est dans l'air en ce moment, reconnaît Micheline Guillemette. On pourrait devancer le tournoi en décembre, et ainsi l'accorder avec la saison scolaire, vu que nous accueillons surtout des équipes scolaires, surtout qu'il n'y a pas d'autres tournois avant les Fêtes.» Le changement de date pourrait intervenir dès l'an prochain mais, pour l'instant, on se concentre sur la 31e édition, en fin de semaine.