«On est partis de loin, reprend-il. Les filles sont motivées, contentes de leur année et de leur progression.»
Deux d'entre elles ont d'ailleurs été honorées lors du Gala de la ligue de basket-ball division 1, en fin de semaine: Bianca Marois a été nommée sur la deuxième équipe d'étoiles, alors que Julie Côté a été désignée athlète-étudiante de l'année.
À sa première saison avec les Diablos, Marois traçait un bilan positif de sa saison, et de celle de l'équipe. «On s'en est bien sorti pour une équipe avec des filles qui n'avaient pas joué AAA, estime-t-elle. Même si les filles sont jeunes et petites, on leur a donné des bonnes games.»
Elle voit sa sélection sur l'équipe d'étoiles comme une récompense pour ses efforts. «Ça démontre juste que mes efforts ont payé; j'ai eu une très bonne saison», note-t-elle.
Bianca Marois sera de retour avec les Diablos, l'an prochain, en espérant d'évoluer un jour pour une université américaine. «Ça serait vraiment un rêve pour moi, indique-t-elle. On a déjà commencé à faire des contacts, et je pourrais aller pratiquer avec une équipe NCAA de division 2 dès cet été.»
Quant à elle, Julie Côté a disputé son dernier match avec les Diablos après trois ans dans l'équipe. «Depuis que Franck est arrivé, on a eu une progression constante; on voit vraiment qu'on s'est améliorées. Je pense que les Diablos s'en vont vers de belles années», estime-t-elle.
Sur le plan individuel, elle gardera de bons souvenirs de son passage dans l'uniforme des Diablos. «J'ai vraiment grandi. Auparavant, je n'avais jamais été une joueuse de premier plan, mais là, j'avais plus de responsabilités, et ça m'a développé en tant que personne et joueuse. Comme Franck m'avait nommée capitaine, il fallait que j'exerce du leadership sur le terrain, et à l'extérieur aussi.»
En plus de Julie Côté, cinq autres joueuses ont disputé leur dernier match avec les Diablos. Allepot assure que son recrutement devrait lui permettre de combler les postes vacants. «On a déjà neuf filles de confirmées, peut-être plus. Je ne suis pas mal pris, assure-t-il. En plus, je suis convaincu que je vais avoir des surprises dans mon équipe AA, des filles que je vais pouvoir aller chercher.» Quand on lui demande quel aspect de son équipe il voudrait améliorer, la réponse fuse aussitôt: «La grandeur! Cette année, nous avions une moyenne de 5'8"; ça nous forçait à dépenser beaucoup d'énergie sur le terrain, mais là, je sais qu'on va être plus grandes, l'an prochain. De toute façon, je préfère avoir une petite équipe qui a du coeur, comme celle de cette année, qu'une grande équipe qui n'en a pas!».
L'entraîneur s'attend à ce que toutes ses joueuses, autant celles qui arrivent que celles qui reviennent, y mettent du coeur à l'ouvrage. «Je l'ai dit à toutes les filles que j'ai rencontrées: c'est long, c'est dur et c'est du temps. Elles savent dans quoi elles s'embarquent.»