Dion, pour un, a décrit son aventure en termes non équivoques! «C'a été une expérience incroyable! C'était la première fois que je participais au Championnat canadien et j'ai adoré ça.» Il faut dire que l'équipe de Félix Asselin, dont Dion était le troisième joueur, a connu un départ en fanfare avec quatre victoires à ses quatre premiers matchs. «Dès le début, on a super bien joué. Ce n'était pas évident parce que les glaces étaient très rapides et que les pierres curlaient'' de six pieds sur ces glaces.»
Les Québécois ont toutefois connu un passage à vide après leur quatrième match. «On a perdu nos deux rencontres cette journée-là et ç'a cassé notre élan. On a bien joué le lendemain, mais on savait qu'on n'avait plus de marge de manoeuvre pour le reste de la compétition, qu'il fallait gagner quatre de nos cinq dernières parties.»
Le Québec a finalement conclu la compétition avec une fiche de sept victoires et cinq revers bonne pour le cinquième rang, à égalité avec la Saskatchewan et le Yukon.
Le Trifluvien s'est dit impressionné par l'ambiance tout au long de la semaine.
«Nous avons joué la moitié de nos matchs dans un aréna et l'autre dans un club. Dans ce dernier cas, les gens étaient assis dans des gradins juste à côté de nous! C'était stressant, plus bruyant et les glaces étaient un peu moins rapides.»
«Quant aux matchs dans l'aréna, on avait quand même une idée de ce qui nous attendait parce qu'on avait vécu l'expérience aux Jeux du Québec.»
Là où ça s'est avéré plus difficile, c'est avec les pierres. «On utilisait les pierres de Curling Canada avec les deux lumières. Il fallait penser de lâcher la pierre avant la ligne pour éviter que la lumière rouge s'allume et ça ajoutait un stress supplémentaire auquel on n'était pas habitué.»
Chose certaine, Marc-Alexandre Dion a bien l'intention de répéter l'expérience. Il devrait en avoir l'occasion, lui qui, à 16 ans, était parmi les plus jeunes participants de la compétition la semaine dernière. «Notre skip (Félix Asselin) est le plus âgé de l'équipe à 17 ans. Il lui reste encore deux ans alors que notre deuxième et moi-même sommes encore éligibles pour trois ans. L'an prochain, la compétition est à Fort McMurray, en Alberta, et ça va définitivement être notre objectif de l'année.»
Une question de concentration
Du côté féminin, l'équipe de la Trifluvienne Roxanne Perron a connu moins de succès avec une fiche de quatre victoires et huit revers qui l'a reléguée au 10e rang, à égalité avec Terre-Neuve et les Territoires du Nord-Ouest. «Nous n'avons pas joué comme à l'habitude. On a eu des parties serrées, mais il nous manquait toujours un petit quelque chose à la fin pour l'emporter.» La vitesse des glaces, insiste Roxanne Perron, n'a pas été un facteur déterminant. «On s'est bien adapté lors des pratiques. C'est sûr que les glaces cassaient'' beaucoup, mais, dans notre cas, je crois que c'est plus une question de concentration qui explique nos résultats.»
Tout comme Marc-Alexandre Dion, Roxanne Perron en était à une première participation au Championnat canadien junior. «C'était pas mal plus gros que je ne l'avais imaginé. J'aurais aimé qu'on obtienne de meilleurs résultats, mais ça demeure quand même une très belle expérience qui va me suivre et me servir toute ma vie.»
Pas chez les juniors, cependant, puisqu'elle n'est plus éligible. «Je vais jouer chez les femmes l'an prochain, mais je ne sais pas encore avec qui.»
Sûrement que son expérience au niveau national saura la rendre encore plus attrayante pour sa future équipe.»