Basket-ball scolaire: de l'énergie à revendre

D'âge cadet, Alexandre Gailloux est utilisé comme un... (Photo: Émilie O'Connor)

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D'âge cadet, Alexandre Gailloux est utilisé comme un vétéran avec la formation de basket-ball juvénile de l'Académie les Estacades en division 1b.

Photo: Émilie O'Connor

Robert Martin

Robert Martin
Le Nouvelliste

Donnez-lui un ballon et il va se donner à fond pour son équipe, sans rater l'occasion de s'amuser.

Sur un terrain de football, il sait tout faire. Au basket-ball, bien qu'il soit d'âge cadet, il évolue au niveau juvénile en division 1b avec la formation de l'Académie les Estacades. Il jouait aussi au soccer, mais il a délaissé le ballon rond pour faire de l'athlétisme.

Et tout de suite, il a trouvé le moyen de s'illustrer.

«Alexandre est un bon joueur d'avenir pour notre équipe. Pour réussir aussi en football et en athlétisme, ça démontre clairement qu'il est un athlète. Surclassé du cadet au juvénile, il démontre déjà qu'il a de belles capacités pour être un excellent joueur de basket-ball», souligne son entraîneur, Ibrahima Diop.

Le temps de choisir

Mais viendra un temps où Alexandre Gailloux devra sans doute choisir entre le football, le basket-ball et l'athlétisme. «J'ai encore le temps de bien y penser car il me reste encore deux années et demie d'études au secondaire. C'est certain, toutefois, que je voudrais encore faire du sport quand je serai rendu au niveau collégial», explique-t-il.

Mais quel sport choisira-t-il, et où étudiera-t-il? «Je vais choisir le collège qui me permettra de pratiquer un sport à un haut niveau. Si ça doit être le football, ce sera le football. Si je dois me diriger vers le basket-ball, j'irai», ajoute Gailloux.

L'élève-athlète de l'Académie des Estacades a de l'énergie à revendre. Il doit bouger. Pour lui, le sport est aussi nécessaire que l'air qu'il respire. Pourtant, il lui arrive de bouger un peu moins: pour regarder la télévision - du sport, naturellement, et le Canadien s'il ne perd pas encore... - ou encore pour exercer ses pouces. Les jeux vidéos c'est, à14 ans, de son âge!

Mais après la victoire des Estacades, l'automne dernier, lors d'un des événements Bol d'Or, il a demandé une semaine de répit à son entraîneur de basket-ball, Ibrahima Diop, avant de reprendre l'action sur un terrain.

«J'ai besoin de bouger, j'aime les sports, mais il me fallait une semaine sans sport pour recharger les batteries», dit Gailloux.

Et de la façon dont il a joué récemment, alors que son équipe est revenu de l'arrière pour l'emporter 94-85 sur le Collège Jean-Brébeuf (Québec), Gailloux a bien récupéré.

Son combat se poursuit aussi sur les bancs d'école puisque Alexandre Gailloux est dyslexique. «Je dois travailler plus fort que les autres élèves pour surmonter cet handicap. Mais j'y parviens et les efforts que je mets pour y parvenir, je les transpose sur un terrain - football ou basket-ball - ou sur une piste en athlétisme», confie Gailloux.

En athlétisme, il coure sur des distances de 100, 200 et 300 mètres.

Mais lequel de ses sports trouve-t-il le plus exigeant? «Le basket-ball», souligne-t-il, sans aucune hésitation. «Sur 100, 200 ou 300 mètres, ça demande de l'intensité sur un moment relativement court. Au football, on peut toujours récupérer lors du caucus. Au basket-ball, on est toujours sur des allers-retours. C'est beaucoup plus exigeant.»

Alexandre Gailloux est un compétiteur qui n'aime pas perdre. Foi de Marie-Andrée Lambert, sa maman qui a fait de l'athlétisme et du handball alors qu'elle portait le couleurs des Pionniers de l'école secondaire Du Rocher, c'est d'elle qu'il tient ce caractère de mauvais perdant. Ce que le fils ne renie pas, tout en ne pouvant réprimer un sourire en coin.

Telle mère, tel fils!

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