«Il a toute une garnotte! La meilleure de tous les joueurs qui sont ici», souriait le pilote des Cataractes, qui s'est évidemment entretenu avec son nouveau protégé à son arrivée dans ses nouveaux quartiers. «Le message est toujours le même, soit qu'on sait ce qu'on achète. On ne le voit pas comme un sauveur mais comme un élément à notre puzzle. C'est un gars tellement mature, un professionnel. On va certainement l'inclure dans notre groupe de 5-6 leaders qui sont régulièrement consultés.»
Veilleux a eu une journée occupé. En plus de ce premier tête-à-tête avec son gros défenseur et de diriger deux séances d'entraînement dont une axée sur le jeu de puissance, il a convié ses hommes à visionner un film d'horreur réalisé à partir de la dernière sortie de l'équipe face aux Tigres de Victoriaville. «Notre dernier match a été pitoyable», martèle-t-il.
«On a montré aux gars toutes ces bagarres un contre un perdues par notre propre faute. On s'en va jouer demain contre l'Océanic mais on s'enligne d'abord et avant tout sur l'importance de ne pas répéter les mêmes erreurs.»
L'autobus des Cataractes conduira d'ailleurs Dale Deon à son nouveau port d'attache puisque Martin Mondou a échangé le petit défenseur offensif hier soir à l'Océanic moyennant un choix conditionnel. Deon avait demandé une transaction puisqu'il avait vu son temps d'utilisation fondre comme neige au soleil. À quelque 72 heures de la fin de la période de transactions dans la LHJMQ, est-ce que ce sera le dernier geste du directeur-gérant des Cataractes ou prépare-t-il un autre coup d'éclat?
«On a encore de très bonnes offres sur la table, on verra bien», lance mystérieusement Mondou, en assurant qu'il était toujours en lice sur les gros dossiers qui font jaser.
«On est très content de ce que nous avons réalisé jusqu'à maintenant. En Narbonne et Ellis, on a obtenu des joueurs que l'on convoitait vraiment, pas des solutions de rechange. On s'en tient à notre plan et il est possible qu'on fasses d'autres acquisitions au cours des prochains jours. En tout cas, on brûle deux batteries de cellulaire par jour à échanger des idées et à essayer de trouver des scénarios qui plaisent à deux parties.»
Mondou n'exclut pas toutefois le statu quo. «Il faut être deux pour danser. Ce n'est parce que tu déposes d'excellentes offres qu'automatiquement, ça mène à une transaction. Parfois, c'est juste que tes valeurs ne correspondent pas aux besoins des autres clubs», explique-t-il.
«Est-ce qu'on peut gagner la Coupe Memorial avec le personnel en place? Oui, à condition de soutirer le meilleur de chacun des gars dans la chambre. Maintenant, si on peut ajouter des munitions d'ici samedi dans une ou des transactions qui font du sens, on n'hésitera pas.»