Deux générations de gagnants se rencontrent

Deux gagnants de deux époques différentes se rencontrent.... (Photo: Sylvain Mayer)

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Deux gagnants de deux époques différentes se rencontrent. L'ancien Canadien André Pronovost montre sa bague de la Coupe Stanley au nouveau champion, Pascal Dupuis.

Photo: Sylvain Mayer

Éric Lallier

Éric Lallier
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Pascal Dupuis n'était pas le seul titulaire d'une bague de la Coupe Stanley, samedi. Quatre fois champion lors de l'époque glorieuse des Canadiens de Montréal, André Pronovost était lui aussi présent. Du coup, deux générations de gagnants se rencontraient, autour du précieux trophée.

L'ailier gauche, qui a joué quatre ans pour le bleu-blanc-rouge, revoyait ainsi la coupe après l'avoir portée au cours des quatre premières années de sa carrière dans la Ligue nationale, à la fin des années 50.

Jamais, toutefois, n'avait-il pu ramener le trophée dans sa contrée natale, où il a joué tout son hockey mineur avant de graduer. Jadis, gagner la coupe Stanley n'offrait pas ce même privilège.

«Nous autres, on l'avait dans la chambre à peu près cinq minutes puis elle disparaissait. On la revoyait le lendemain pour le portrait officiel. Moi-même, j'ai très peu de photos avec la coupe», a raconté le Shawiniganais.

Ce moment était donc d'autant plus important à ses yeux. «Ça rappelle des gros souvenirs. Il y a 50 ans, je gagnais ma troisième coupe. Ça me fait penser aux anciens joueurs qui ont joué avec moi: Maurice Richard, Jean Béliveau, Jacques Plante...»

Une question de respect

Le passage d'André Pronovost a toutefois pratiquement passé inaperçu. Le Shawiniganais n'avait pas été convié par les organisateurs de l'événement, ce que l'entourage de l'ancien hockeyeur a vivement déploré.

Celui-ci a même dû patienter plus de 90 minutes, à même la file d'attente, avant d'atteindre Pascal Dupuis et la coupe, pour une prise de photo rapide.

Visiblement mal à l'aise, le principal intéressé est demeuré poli, mais semblait tout de même indisposé par la situation. «Je ne suis pas fâché (...) Tout ce que je demande, c'est d'être respecté», a-t-il simplement répondu.

Le directeur gérant et copropriétaire des Cataractes de Shawinigan, Martin Mondou, a quant à lui rétorqué «qu'aucune invitation officielle n'avait été effectuée».

«Les Cats, on a organisé ce qu'on pouvait quand on su que la coupe venait ici pour deux heures», s'est-il justifié.

Revoir son nom

Par ailleurs, André Pronovost n'était pas l'unique champion de la Coupe Stanley à replonger dans ses souvenirs. André Roy, un complice de longue date de Pascal Dupuis, est venu revoir son nom sur le trophée pour une première fois depuis sa victoire, réalisée avec le Ligthning de Tampa Bay en 2004.

«Je n'avais jamais revu la coupe avec mon nom. Ça me rappelle beaucoup de souvenirs. C'est une journée épuisante, mais c'est une belle journée. C'est un rêve (...) Je vais m'en rappeler toute ma vie», a confié le dur à cuire qui se retrouve toujours sans contrat à l'aube de la prochaine saison.

 

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