L'AQDR des Chenaux lance une pétition

Lise Loranger, de l'AQDR des Chenaux.... (Photo: Olivier Croteau)

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Lise Loranger, de l'AQDR des Chenaux.

Photo: Olivier Croteau

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Louise Plante
Le Nouvelliste

(Sainte-Geneviève-de-Batiscan) L'Agence de santé et des services sociaux Mauricie/Centre-du-Québec a beau avoir été très claire au sujet de son intention de freiner la multiplication des bureaux administratifs d'organismes communautaires, les intervenants du secteur des Chenaux ne l'entendent pas de cette oreille.

Cette fois, c'est au tour de l'Association québécoise de défense des droits des personnes retraitées et préretraitées des Chenaux (AQDR) de lancer une pétition réclamant un financement indépendant pour l'organisme Proches aidants des Chenaux, qu'elle souhaite autonome par rapport à l'Association des personnes aidantes naturelles de Mékinac.

Les résidents des Chenaux ont jusqu'au 25 novembre pour la signer. Elle sera ensuite acheminée à l'ASSSMCQ, à temps pour l'assemblée du conseil d'administration de décembre.

Rappelons que le Centre de santé et de services sociaux Vallée-de-la-Batiscan regroupe maintenant deux territoires sociosanitaires distincts, reconnus et financés par l'agence de santé et pour cette raison, l'agence souhaite qu'un seul organisme réponde aux besoins des aidants naturels de Mékinac et des Chenaux. Or, répliquent les intervenants des Chenaux, c'est mal connaître la réalité géographique de ce vaste territoire fusionné et la culture nettement différente de ses deux entités.

Lise Loranger, porte-parole de l'AQDR des Chenaux et ex-présidente de Proches aidants des Chenaux, explique qu'on veut démontrer à l'agence que Proches aidants des Chenaux est né d'un besoin après trois ans de travail et qu'il jouit d'un soutien collectif.

«On pense qu'il y a moyen pour l'agence d'être créative et de trouver une solution.»

Lorsqu'on demande à Mme Loranger s'il ne revient pas plutôt aux deux organismes d'être créatifs, elle répond que dès le départ, il y a eu des malentendus, et que le problème de l'agence est plus profond et ne concerne pas seulement les aidants naturels.

«Le problème, c'est de ne pas reconnaître chacun des territoires, ici dans la Vallée-de-la-Batiscan, alors que tout le développement se fait par territoire en Mauricie... sauf à l'agence de santé. On est capables de démontrer qu'on ne veut pas d'argent supplémentaire mais qu'on pourrait faire plus de chemin avec ce qui a été versé dans Mékinac pour couvrir aussi des Chenaux.»

Elle rappelle que les intervenants des Chenaux se sont déjà concertés pour le maintien à domicile, que depuis trois ans ils travaillent ensemble, se connaissent et qu'ils ont mené une consultation sur le terrain.

«Même avec la meilleure volonté, l'organisme de Mékinac arrive dans un territoire qu'il ne connaît pas et qui fonctionne différemment. Dans des Chenaux, c'est très concerté, alors que dans Mékinac, on fonctionne plus en silo. Mais notre démarche n'est pas contre Mékinac, l'idée n'est pas de leur mettre des bâtons dans les roues.»

Mme Loranger précise par ailleurs que le montant en jeu est de 30 000 $. «Ce n'est pas énorme et même sans subvention, nous aurions créé Proches aidants des Chenaux. Le réseau local fonctionne bien maintenant parce que c'est une table de concertation où tous les organismes et partenaires sont assis à la même table, dans les deux territoires, d'égal à égal, avec des objectifs communs. Mais là, le fait de ne pas laisser le territoire se développer comme il le souhaite, c'est ça qui est irritant pour des Chenaux.»

Elle ajoute que la pétition est une façon de valider ce qu'en pense la population. «Moi, j'habite Saint-Luc-de-Vincennes et je suis allée à des funérailles à Sainte-Thècle. Par les petites routes, c'est 40 minutes. Si je siège au conseil d'administration des Proches aidants Vallée-de-la-Batiscan, c'est 1 h 20 de route aller-retour. Les personnes aidantes n'ont pas beaucoup de temps et quand elles font appel à du service, c'est qu'elles en ont déjà ras le pompon. La rapidité du service est importante, c'est pour ça qu'on dit de faire appel à Proches aidants des Chenaux, c'est beaucoup plus rapide. Mais c'est sûr qu'on est prêts à collaborer.»

Mme Loranger note par ailleurs que c'est la mission de l'AQDR de défendre les personnes aidantes qui veulent des services de proximité et être desservies par un organisme de leur territoire.

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