«Ça valait la peine de participer à cette journée. Chaque établissement fait sa grande séduction», lance au bout du fil alors qu'il se trouvait toujours au palais des congrès de Montréal, Luc Grégoire, conseiller aux affaires médicales à l'Agence de santé et des services sociaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec.
«Les établissements de la région ont recueilli une centaine de noms de jeunes médecins intéressés à pratiquer dans la région.»
Les établissements de santé de la région vont au cours de l'année relancer ces médecins en résidences pour les influencer dans leur choix. Les futurs omnipraticiens seront prêts à pratiquer la médecine dès l'été 2013 alors que pour les résidents spécialistes, ils pourraient adopter la région au cours des deux ou trois prochaines années.
L'agence de santé de la Mauricie et du Centre-du-Québec peut accueillir selon les normes de Québec en 2013 jusqu'à 25 omnipraticiens. Toutefois, cela ne comblera pas tous les besoins. Il reste encore 85 postes d'omnipraticiens à combler dans la région.
Luc Grégoire soutient que les régions de la Mauricie et du Centre-du-Québec sont de plus en plus attrayantes pour les jeunes médecins. «Nous sommes de plus en plus connues», dit-il.
Les futurs médecins omnipraticiens choisissent beaucoup leur lieu de travail en fonction de l'établissement de santé où ils sont attachés. Ceux-ci doivent pratiquer 12 heures par semaine dans ces centres de santé et les salaires sont fixés par la Régie de l'assurance maladie du Québec. «Le milieu, l'organisation du travail et les horaires font la différence», assure Luc Grégoire.
L'Agence de santé et des services sociaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec voit depuis 2008 son recrutement médical se stabiliser. Chaque année, elle arrive a recruter entre 25 et 29 omnipraticiens et entre 13 et 29 médecins spécialistes.
Par ailleurs, seul le Centre de santé et des services sociaux du Haut-Saint-Maurice peut offrir de meilleurs conditions salariales, car La Tuque est considérée comme une région éloignée où le recrutement médical est plus difficile.