Ce sont des tests effectués par une firme spécialisée qui ont confirmé la présence d'amiante, forçant ainsi les autorités à prendre des précautions encore plus grandes dans la réalisation des travaux afin d'assurer la sécurité des usagers et des membres du personnel. L'enlèvement des matériaux contaminés prolongera donc de quatre semaines les travaux de nettoyage rendus nécessaires par le dégât, les faisant passer à sept semaines. Initialement, la direction espérait que tout soit terminé en trois semaines. Le CSSS devra d'ailleurs faire appel à une firme spécialisée dans ce type de travaux afin que tout se fasse selon les règles de l'art. Ce nouveau délai entraînera nécessairement des coûts supplémentaires. Selon Francis Lambert, agent d'information au CSSS de l'Énergie, il est cependant encore trop tôt pour chiffrer le coût de l'ensemble de ces travaux."Ce n'est pas une découverte qui est vraiment surprenante étant donné l'âge du bâtiment. De l'amiante, il y en a dans à peu près tous les bâtiments de cet âge-là. Avant 1970, de l'amiante, il y en avait dans les matériaux de construction et d'isolation. Ce n'est donc pas quelque chose d'anormal ou d'alarmant", mentionne l'agent d'information.
Néanmoins, il n'est pas question pour la direction du CSSS de prendre la situation à la légère. Les cloisons qui ont été aménagées rapidement après le malencontreux dégât d'eau ont notamment eu pour effet d'empêcher la contamination des zones qui n'ont pas été touchées, et du même coup, de ne pas mettre en contact les usagers et les membres du personnel avec l'amiante.
"Il n'y a aucun danger pour les usagers et les membres du personnel. De plus, les gens de la firme spécialisée qui entreront dans les zones cloisonnées prendront toutes les précautions dont eux seuls sont les spécialistes", précise M. Lambert.
Les visites autorisées de nouveau
En ce qui a trait aux visites, elles ont repris selon un horaire modifié depuis hier après-midi. Elles seront permises de 14 h à 20 h, plutôt que 20 h 30 comme c'est le cas habituellement, afin de permettre à l'entrepreneur chargé des travaux d'effectuer le transport des matériaux nécessaires en toute sécurité à la fin de chaque journée, et ce, tout en respectant l'heure de coucher des usagers, qui est fixée à 22 h.
Rappelons que le dégât a été causé par le déclenchement par un usager d'un gicleur au huitième étage de l'établissement et entraîne la fermeture de quelques lits sur les 185 que compte l'établissement.