Pas moins de 26 organisations prévoient des activités de sensibilisation et d'information à cette occasion. Parmi elles, Sidaction Trois-Rivières fera la distribution de petits sachets contenant condom, informations et chocolats sur la rue des Forges, le 14 février, de 11 h 30 à 12 h 30.
«Depuis quelques années, on remarque une hausse importante de la chlamydia chez les jeunes de 15 à 24 ans», note Nathalie Garon, directrice enfance, famille et santé publique au Centre de santé et de services sociaux de Trois-Rivières. «Cependant, il faut mettre en relation le fait qu'on dépiste de plus en plus et que les outils de dépistage se sont raffinés au fil des années», dit-elle.
«On constate que l'hypersexualité'' (l'omniprésence de la sexualité dans l'espace public) et l'homophobie peuvent aussi avoir de lourdes conséquences sur la santé affective de nos jeunes», précise-t-elle. «C'est pourquoi l'on doit multiplier les efforts de sensibilisation et d'éducation en s'intéressant aussi à la dimension affective des relations», plaide Mme Garon.
Une des activités centrales de la Semaine de la santé affective et sexuelle est donc la tenue d'une conférence gratuite sur l'éducation sexuelle par la sexologue Isabelle Borduas qui s'adressera aux proches et aux parents de jeunes de 12 à 18 ans, à cette occasion.
La conférence se tiendra à l'auditorium du pavillon d'enseignement du Centre hospitalier régional, rue Louis-Pasteur, le 15 février, de 19 h à 20 h 30.
Mme Borduas explique que les parents se demandent souvent comment intervenir auprès de leur adolescent(e) dans un contexte d'omniprésence de la sexualité dans l'espace public.
La conférence permettra donc de mettre en perspective ce qui appartient au développement normal et global des adolescents. On y abordera aussi les questions qui préoccupent les jeunes au sujet de la sexualité et les ressources fiables pouvant contribuer à y répondre. L'emphase sera aussi mise sur l'éducation affective.
Le cadre de référence proposé, pour cette conférence, est le PÉSAS (Programme d'éducation à la santé affective et sexuelle) amorcé en 2007 et relevant du CSSS.
La jeune Camille Pellerin-Leclerc, une élève de quatrième secondaire de l'école Chavigny, raconte avoir eu l'occasion d'expérimenter ce programme, l'an dernier, à l'école et en vante aujourd'hui les mérites. Après tout, dit-elle, les jeunes ne sont pas vraiment portés à poser des questions en matière de sexualité à leurs parents et «ce ne sont pas tous les parents qui sont à l'aise de parler de ça», fait-elle valoir.
Le programme PÉSAS vient donc répondre à bien des questions, dit-elle. «Je retiens du programme que la sexualité, ce n'est pas juste le côté érotique», dit-elle. Il faut aussi tenir compte du côté affectif et spirituel où se loge une petite voix intérieure qui vaut la peine d'être écoutée, explique-t-elle.
«Ça m'a permis d'écouter plus ma petite voix dans mes choix. Comme ça, je vais être mieux dans mes choix de vie», dit-elle. «PÉSAS aide beaucoup de jeunes», constate-t-elle.
Pour plus d'informations sur les activités de la Semaine de la santé affective et sexuelle, on peut visiter le www.allerplusloin.ca.