Les actionnaires de SNC-Lavalin interpellés

Le porte-parole de la Coalition Proprio-Béton Yvon Boivin.... (Photo: François Gervais)

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Le porte-parole de la Coalition Proprio-Béton Yvon Boivin.

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(Trois-Rivières) Les membres de la Coalition Proprio-Béton lancent un appel aux actionnaires de SNC-Lavalin afin de les sensibiliser au cancer que représente la pyrrhotite pour plus de 1200 propriétaires de maison de la région et sur le rôle qu'a joué selon eux la firme de renommée internationale dans la prolifération de ce fléau.

Une lettre adressée aux actionnaires a en effet été envoyée hier soir à tous les quotidiens francophones et anglophones du Canada. Cet envoi constitue la première action d'un plan de match mis sur pied par la Coalition afin d'arriver à ses fins. Le porte-parole de la Coalition, Yvon Boivin, tient cependant à garder secrète la nature des autres gestes qui seront posés.

«Il y a probablement plusieurs actionnaires qui ne sont même pas au courant. C'est donc une démarche afin de faire connaître le désastre de la pyrrhotite aux actionnaires et les sensibiliser à ce que nous vivons ainsi qu'au fait que les avocats de SNC-Lavalin veulent tout faire pour, de ce qu'on peut voir, aller en appel et ralentir le processus judiciaire», mentionne le porte-parole de la Coalition, faisant référence au mégaprocès de la pyrrhotite qui est présentement en cours au palais de justice de Trois-Rivières.

À cet effet, la Coalition informe les actionnaires dans sa lettre que le laboratoire de SNC-Lavalin, par l'intermédiaire de la division Terratech «a confirmé que les granulats de la carrière en cause dans ce procès pouvaient être utilisés sans risque de réaction dans le béton alors que la carrière voisine était aux prises avec la même problématique, et ce, à la connaissance de vos ingénieurs et géologues. L'expertise fournie par SNC-Lavalin à l'époque explique donc les drames humains et financiers que nous vivons aujourd'hui.»

La Coalition espère donc que son message sera entendu et que des actionnaires réagiront et sommeront la direction de SNC-Lavalin de cesser son petit jeu, ce qui aura pour effet d'amoindrir les impacts qu'a ce fléau sur la vie des propriétaires touchés.

«À cause de cette opinion-là, on est 1200 à subir des drames humains et financiers. Ça donne quoi d'étirer la sauce quand la preuve est évidente? Ce que l'on veut expliquer aux actionnaires, c'est que les gens ont besoin que le procès se règle rapidement. Il y en a plusieurs qui attendent après ça pour faire réparer leur maison. C'est peut-être une goutte dans l'océan ce que l'on fait, mais c'est une première démarche», laisse tomber M. Boivin.

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