Pyrrhotite: les édifices publics aux aguets

La direction des services techniques du Centre de... (Photo: Archives Le Nouvelliste)

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La direction des services techniques du Centre de santé et de services sociaux de Trois-Rivières, qui s'occupe notamment du centre hospitalier régional (ci-dessus) et du centre Cloutier-du Rivage, procède présentement à des vérifications pour s'assurer que le béton des immeubles est exempt de pyrrhotite.

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Martin Francoeur
Le Nouvelliste

Si rien ne semble indiquer qu'il pourrait y avoir un problème de pyrrhotite dans les différents édifices publics de la région de Trois-Rivières, il n'en demeure pas moins que les gestionnaires de ces immeubles prennent ces temps-ci des mesures exceptionnelles pour procéder à des vérifi-
cations.

Partout on se dit conscient de la situation qui touche de nombreuses résidences, des commerces et même des bâtiments institutionnels. Et on veut s'assurer que le béton est exempt de pyrrhotite.

Le Centre de santé et de services sociaux de Trois-Rivières (CSSSTR) procède actuellement à des vérifications visant à déterminer si certaines constructions récentes pourraient être touchées par la pyrrhotite. Même si rien ne laisse présager qu'il y a un problème en ce sens, la direction de l'établissement a voulu initier une démarche de vérification pour s'assurer que tous les ouvrages de béton sont sains.

«On n'a aucun indice qui nous laisse entrevoir une problématique. Mais parce qu'on est conscient de ce qui se passe actuellement pour plusieurs bâtiments résidentiels ou institutionnels, on a voulu faire une vérification proactive», explique Audrey-Ann Milot, conseillère en communications pour le CSSSTR.

Selon elle, des vérifications visuelles sont faites régulièrement, notamment par les employés du service d'entretien. «Normalement, quand des bâtiments sont touchés, ça se voit. Et on espère que si quelqu'un voit quelque chose, ça va nous être rapporté», ajoute-t-elle en faisant remarquer que chaque jour, ce sont près de 2000 employés qui circulent dans les installations du centre de santé.

Le CSSS procède actuellement à un recensement qui permettra de retracer l'historique de chaque projet réalisé au cours des quinze dernières années. «On va regarder les expertises qui ont été faites pour certaines installations et voir si ça mérite qu'on analyse de façon plus poussée. On va aussi regarder avec quels fournisseurs on a travaillé et on va recenser les coulées de béton qu'il y a eu dans chacun de nos projets. Il y a des firmes de génie qui assurent le contrôle de la qualité des matériaux qu'on utilise, dont le béton», ajoute Mme Milot.

La porte-parole a voulu se faire rassurante. «Encore là, c'est important de mentionner que cette démarche-là est une initiative parce qu'on sent qu'on a la responsabilité de le faire et non parce que quelque chose nous indique qu'il pourrait y avoir présence de pyrrhotite.»

Parmi les projets majeurs du CSSSTR qui ont nécessité d'importants travaux de béton, on note l'agrandissement de l'aile B à la résidence Cooke, la construction du campus satellite de la Faculté de médecine de l'Université de Montréal, les réaménagements faits au centre Cloutier-du Rivage, ainsi que l'agrandissement du pavillon de radio-oncologie.

Société immobilière du Québec

Du côté de la Société immobilière du Québec (SIQ), qui gère seize propriétés en Mauricie dont sept à Trois-Rivières, on indique qu'il n'y a pas de problématique qui a été signalée concernant la présence de pyrrhotite, que ce soit dans les palais de justice, au centre de détention de Trois-Rivières, dans les postes de la Sûreté du Québec ou dans les autres édifices administratifs du gouvernement du Québec.

Selon le porte-parole de l'organisme, il n'y a pas d'expertises qui ont été faites mais compte tenu de la problématique qui touche plusieurs propriétés de la grande région de Trois-Rivières, les démarches ont été faites pour vérifier les contrats octroyés au cours des dernières années. «On a été en mesure de retracer à quel moment les travaux ont été faits et quels types de béton ont été utilisés», assure Martin Roy.

Celui-ci explique que la SIQ s'en remet beaucoup aux gestionnaires des différents immeubles et aux occupants. «Ce sont eux qui sont sur le terrain, qui occupent les bâtiments et qui sont en mesure de constater s'il y a des fissures, des effritements. Présentement, ça ne semble pas être le cas», assure-t-il.

Ailleurs

La situation ne semble pas plus préoccupante du côté du CSSS de Maskinongé, de l'Université du Québec à Trois-Rivières et de la Ville de Shawinigan. Bien que ces organisations comptent parmi leur parc immobilier des constructions récentes, notamment le Centre de services Avellin-Dalcourt pour le CSSS, le Centre Bionest pour Shawinigan ainsi que le Pavillon de la Santé pour l'UQTR, aucun signe ne laisse présager pour l'instant que les fondations de ces bâtiments contiennent de la pyrrhotite.

Avec la collaboration de Mathieu Lamothe

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