La psychose atteint le Complexe sportif Alphonse-Desjardins

Le Complexe sportif Alphonse-Desjardins.... (Photo: Sylvain Mayer)

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Le Complexe sportif Alphonse-Desjardins.

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(Trois-Rivières) Après avoir vu plusieurs centaines de résidences et plusieurs bâtiments commerciaux touchés, voilà que des doutes planent concernant la présence de pyrrhotite dans les fondations du Complexe sportif Alphonse-Desjardins, une des plus importantes infrastructures de Trois-Rivières.

Le directeur général, Jean-François Picard, confirme que des analyses des fondations des trois phases du Complexe ont été effectuées au cours des dernières semaines. Elles ont été demandées après que des imperfections dans le béton eurent été remarquées. Les résultats des analyses seront connus au cours des prochaines semaines. Le directeur général tient cependant à préciser qu'aucune fissure n'a été constatée jusqu'à maintenant dans les fondations de l'une ou l'autre des trois phases du bâtiment du secteur Cap-de-la-Madeleine.

«C'est une question de prévention en raison des dates de construction des trois phases et de l'important nombre de mètres cubes de béton. Il y a tout le temps des imperfections, mais là on se demande si c'est ça. On veut en avoir le coeur net. Il faut que le bâtiment vieillisse bien», indique le directeur général.

Les trois phases ont été respectivement construites en 2002, 2007 et 2008, comme plusieurs autres bâtiments dont les fondations contiennent de la pyrrhotite. En tout, elles ont nécessité un investissement de plus de 30 millions de dollars.

Le jeune dirigeant espère de tout coeur que les analyses soient négatives. Dans l'éventualité où le pire des deux scénarios se concrétise, il reconnaît que les travaux qui seront nécessaires pour régler le problème seront très complexes et pourraient avoir des conséquences très importantes sur les activités.

Bien qu'il espère lui aussi que les résultats des analyses soient négatifs, le maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque, avoue être quelque peu pessimiste.

«Pour être honnête, ça ne regarde pas bien. Ça a été construit dans les mêmes années et le béton vient de la même place. C'est certain que nous allons prendre des procédures légales, comme les citoyens, s'il y a de la pyrrhotite», confie-t-il.

Tout comme le directeur général du Complexe, le maire craint que la présence de pyrrhotite entraîne de graves conséquences et se demande comment les experts s'y prendront afin de régler le problème.

«Je n'ose même pas y penser», lance-t-il, faisant référence à une possible reconstruction complète du Complexe.

Rappelons que la pyrrhotite touche près de mille résidences et de nombreux commerces à Trois-Rivières ainsi qu'ailleurs dans la région.

Parmi ceux-ci, on retrouve le quartier général de la Coopérative des ambulanciers de la Mauricie (CAM), qui pourrait bien être contrainte de devoir démolir son immeuble du boulevard Jean-XXIII, à peine cinq après y être déménagée. Selon des estimations, les travaux de réparation coûtent en moyenne près de 150 000 $ pour chaque maison touchée.

De plus, le mégaprocès découlant du recours collectif intenté par les victimes de ce fléau qui a débuté en novembre dernier reprendra aujourd'hui au palais de justice de Trois-Rivières.

La Ville de Trois-Rivières craint que la caserne de pompiers du boulevard Jean-XIII, qui est voisine du quartier général de la CAM, puisse également être touchée, et ce, même si des analyses du béton ont été effectuées pendant et après les travaux de construction.

La bâtisse a été construite par le même entrepreneur et au cours de la même période que celle de la CAM.

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