SOS-Pyrrhotite sonne le réveil à Saint-Boniface

Le maire de Saint-Boniface, Claude Caron.... (Photo: Sylvain Mayer)

Agrandir

Le maire de Saint-Boniface, Claude Caron.

Photo: Sylvain Mayer

Partager

Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Saint-Boniface) Appuyés par le mouvement de solidarité SOS-Pyrrhotite, une dizaine de citoyens de Saint-Boniface se sont déplacés à la séance publique régulière du conseil, hier soir, pour savoir pourquoi leur Municipalité tardait tant à émettre des formules d'attestation qui permettent aux victimes d'obtenir des rabais dans l'achat de matériaux lors des coûteux travaux de réfection.

Bien que les ravages de la pyrrhotite défraient surtout la manchette à Trois-Rivières, des cellules éclosent aux quatre coins de la région. À Saint-Boniface, la Municipalité recense actuellement 26 cas déclarés. Le maire, Claude Caron, s'attend à ce que ce nombre augmente encore, avec le développement résidentiel observé au cours des dernières années.

Jacques Rheault, porte-parole deSOS-Pyrrhotite, s'était déplacé à cette séance publique hier soir pour parler au nom des citoyens touchés par ce malheur.

À la période des questions, il a rappelé qu'au printemps dernier, M. Caron avait confirmé verbalement sa participation au système de formule d'attestation.

Ce programme avait été annoncé en mars. Il vise à donner un peu d'air aux victimes, qui peuvent bénéficier d'un rabais privilégié dans une quinzaine de commerces de matériaux de construction à Trois-Rivières.

En principe, la formule doit être distribuée en même temps que l'émission du permis pour les réparations. Avec cette preuve en main, la victime peut passer chez un marchand de matériaux de construction participant pour bénéficier d'une réduction sur ses achats.

«Je déplore d'avoir à vous dire que de nombreux citoyens de votre municipalité sont déçus que votre parole n'ait pas été respectée», a lancé M. Rheault à l'endroit du maire. «Ils sont laissés de côté par votre manque de solidarité et de compassion envers vos citoyens qui ont à payer des taxes malgré l'épreuve qui les frappe et qui ne sont pas responsables des dommages qu'ils ont à subir à cause de la pyrrhotite.»

M. Rheault précise que la présumée entente remonte au mois d'avril. D'ailleurs, sur son site web, SOS-Pyrrhotite indique que l'attestation en question existe àSaint-Boniface.

Visiblement étonné de cette sortie, M. Caron s'est confondu en excuses auprès des victimes. Dans son esprit, le programme était déjà mis en place. Il promet d'effectuer les vérifications nécessaires dès ce matin.

«S'il y a eu des lacunes, on s'en excuse», déclare-t-il. «Je vais éclaircir ça. Nous allons rétablir la situation le plus rapidement possible.»

M. Rheault a également profité de l'occasion pour demander à la Municipalité de mieux gérer le programme d'aide provincial. Il aimerait aussi que les crédits de taxe des maisons touchées deviennent applicables dans de meilleurs délais. Hier soir, une dame racontait avoir attendu six mois avant d'avoir pu en bénéficier.

M. Rheault compte également relancer les commerces spécialisés de Shawinigan au début de l'année 2013, eux qui n'ont pas vraiment répondu à son invitation de se joindre au mouvement pour offrir des rabais pour les travaux de rénovation.

«Il y a des cas de pyrrhotite partout», se désole M. Rheault. «On en apprend à toutes les semaines!»

M. Caron a assuré que le conseil municipal enverrait une lettre aux commerçants de Saint-Boniface pour les inviter à poser un geste de solidarité en participant au programme de rabais pour les victimes.

Adjointe de circonscription au bureau de la députée Ruth Ellen Brosseau, Annie David participait à l'assemblée d'hier soir en tant que résidente. Elle souligne qu'un groupe d'aide rassemblant les victimes de la pyrrhotite dans la MRC de Maskinongé serait formé prochainement.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

la boite:1609999:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer