Pauline Marois est prête à présenter une loi spéciale sur la construction

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La Presse Canadienne
Le Nouvelliste

(Québec) La première ministre Pauline Marois a demandé samedi la convocation des députés pour la présentation d'une loi spéciale qui mettrait fin au conflit dans la construction.

Mme Marois a écrit au président de l'Assemblée nationale pour que la Chambre siège dimanche, à partir de 9 h 45.

La première ministre s'est brièvement adressée aux médias à Mexico pour confirmer la nouvelle, rappelant qu'elle avait donné aux parties patronale et syndicale du secteur industriel, commercial et institutionnel jusqu'à ce week-end pour s'entendre.

En point de presse samedi matin à Québec, la ministre du Travail Agnès Maltais a indiqué qu'elle visait un retour au travail dès mardi prochain dans le secteur industriel, commercial et institutionnel.

La ministre Maltais a affirmé que devant l'impasse, il était nécessaire d'aller de l'avant et a assuré que les dirigeants des parties syndicale et patronale s'étaient montrés «soulagés» lorsqu'elle leur avait présenté les balises de cette loi spéciale plus tôt samedi.

Tout comme Pauline Marois, elle a par ailleurs mentionné qu'avant son adoption, il était toujours possible, même préférable, d'en arriver à une entente négociée, soulignant au passage qu'une rencontre était prévue samedi après-midi.

Maintes fois questionnée sur le délai avant d'en arriver à une loi spéciale, la ministre Maltais a rappelé que des ententes avaient été conclues dans les autres secteurs et a maintenu qu'il fallait laisser les parties négocier avant d'en arriver à ce scénario.

Pour sa part, le porte-parole de la Coalition avenir Québec (CAQ) dans ce dossier, Christian Dubé, estime que ce projet de loi, bien qu'il doive permettre un retour au travail dès mardi, arrive deux semaines trop tard. Selon M. Dubé, les pertes sont «énormes» et il aurait été possible d'éviter l'arrêt de travail.

Le député de Lévis dénonce également que la ministre Maltais ait refusé de lui envoyer les grandes lignes de la loi spéciale. Il doute du «soulagement» des parties patronale et syndicale évoqué par cette dernière en point de presse et espère que les conditions dans la loi spéciale «ne changeront pas le rapport de force» dans le domaine de la construction.

Le porte-parole du Parti libéral, Guy Ouellette, dénonce également ne pas avoir reçu les grandes lignes de cette loi spéciale et n'entend pas l'accepter «à n'importe quel prix». Considérant que le gouvernement est minoritaire, il promet notamment de refuser tout recul sur la question du placement syndical, éliminé depuis l'adoption de la loi 33. Le député libéral de Chomedey veut aussi que la loi spéciale respecte la capacité de payer des Québécois.

Comme son vis-à-vis de la CAQ, M. Ouellette déplore les pertes entraînées par l'arrêt de travail et croit que la loi spéciale aurait pu être adoptée plus tôt.

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