Françoise David salue le Sommet sur l'enseignement supérieur

La co-porte-parole de Québec Solidaire et députée de... (Photo: Sylvain Mayer)

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La co-porte-parole de Québec Solidaire et députée de Gouin, Françoise David, était de passage à Trois-Rivières, hier, pour une série d'activités, ici, devant les étudiants de l'UQTR.

Photo: Sylvain Mayer

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Louise Plante
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Invitée, jeudi, à prendre la parole devant les étudiants de l'Université du Québec à Trois-Rivières, la co-porte-parole de Québec Solidaire, Françoise David, s'est dite d'avis que même si on a déjà une bonne idée de ce qui ressortira du Sommet sur l'enseignement supérieur, (plombé par l'annonce de coupes importantes et l'indexation des frais de scolarité) l'exercice n'est pas vain pour autant, en ce sens qu'elle trouve intéressant de voir de simples citoyensdemander des comptes aux gestionnaires de ces établissements supérieurs... peu habitués à en rendre.

«Je me rends compte que tous ces débats sont très dérangeants pour les dirigeants des universités. Les gens veulent savoir où va leur argent et ne serait-ce que pour cela, ça vaut la peine, parce que les universités n'ont jamais été confrontées. Mais c'est dommage qu'on ne parle pas aussi des Cégeps.»

Ce nouveau débat sur le financement des universités, selon Mme David, est la suite directe de ce qui s'est passé ces derniers mois au Québec avec les mouvements citoyens contre l'implantation de l'industrie du gaz de schiste en Montérégie, la manifestation monstre lors du Jour de la Terre suivis du Printemps érable et du débat sur les frais de scolarité.

Ces mouvements, poursuit Mme David, ont ceci en commun qu'ils ont été menés en partie par des gens très instruits qui en savaient parfois plus sur le sujet que le gouvernement lui-même. Or, d'où sont venus ces gens instruits appelés en renfort et qui réclament plus de justice et plus de respect écologique? «Des universités», répond-elle.

Pour Mme David, on ne pouvait avoir meilleure démonstration de l'utilité des établissements d'enseignement supérieur où on apprend à penser, à critiquer et à se faire sa propre opinion... de préférence en maintenant une saine distance avec les entreprises. Comprendre, en maintenant un financement indépendant.

La députée de Gouin estime qu'il est faux de prétendre que les derniers événements ont divisé la société québécoise.

«C'est en se remettant en question qu'on avance. La marche des casseroles, ce fut un moment magique pour moi, même si parfois j'ai eu peur pour des gens que j'aime», a-t-elle confié en se remémorant les affrontements avec les forces policières.

Manifestement, la co-porte-parole de Québec Solidaire était en pays conquis hier, au caféLa Chasse-Galerie, et prêchait à des quasi convertis... même si elle s'est fait prendre un peu par surprise lorsqu'un étudiant lui a demandé comment elle articulerait concrètement l'idée de son parti de rendre l'enseignement supérieur gratuit.

Mme David n'a eu d'autres choix que d'avouer que Québec Solidaire n'était pas allé très loin dans sa réflexion. Elle a ajouté qu'elle n'était pas d'accord avec ceux qui prétendent que des étudiants prolongeraient indûment leurs études sans frais de scolarité. «Ce n'est pas sérieux. Comme si les frais d'admission étaient les seuls frais à payer pour aller à l'université. On se sert de cet argument comme d'un épouvantail», a-t-elle lancé.

En point de presse, après sa conférence, Mme David, a répété qu'elle trouvait choquante la façon dont le gouvernement Marois avait annoncé la fermeture de Gentilly-2, après son élection, même si tout le monde connaissait la position du PQ sur cette question: position que Québec Solidaire appuie d'ailleurs.

Sur la question de l'insuffisance ou non du fonds de diversification économique, elle a déclaré qu'elle entendrait d'abord les participants à la commissionparlementaire sur le déclassement de Gentilly-2 avant de se prononcer.

La chef de Québec Solidaire était ensuite attendue aux locaux de la TROC Centre-du-Québec Mauricie pour discuter de la situation préoccupante de trois organismes, soit la Maison de quartier Saint-Philippe, la Maison de la famille de Trois-Rivière et la Tablée populaire de Shawinigan. Par après, elle rencontraitM. Jean-François Aubin, de Vire-Vert, pour faire le point sur projet d'Écol'Hôtel K pour finalement terminer la journée à la Maison de la solidarité pour un cocktail avec des sympathisants.

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