Jean-Martin Aussant mise sur Montréal pour Option nationale

Le chef d'Option nationale, Jean-Martin Aussant.... (Photothèque Le Nouvelliste)

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Le chef d'Option nationale, Jean-Martin Aussant.

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(Trois-Rivières) Jean-Martin Aussant quitte le Centre-du-Québec. Le chef fondateur d'Option nationale (ON) et ancien député délaisse la circonscription de Nicolet-Bécancour. Il envisage maintenant de se présenter dans une circonscription montréalaise.

Jean-Martin Aussant restait flou sur son avenir politique depuis sa défaite aux mains du caquiste Donald Martel. Mais voilà qu'il lève le voile sur son avenir. Déménagé avec sa famille à Montréal, il souhaite représenter une circonscription plus près de chez lui et ainsi être plus présent auprès de ses enfants.

«Je vis à Montréal depuis maintenant quelque temps. Ça ne serait pas tellement pratique d'habiter à une heure et demie de Nicolet-Bécancour. D'autant plus que la circonscription mérite un député présent. Ce n'est pas en habitant à Montréal que j'aurais pu faire ça», a affirmé Jean-Martin Aussant hier soir en entrevue.

Jean-Martin Aussant laisse ainsi la liberté à la direction de la circonscription de Nicolet-Bécancour de choisir son successeur. Le chef d'ON a annoncé son départ vendredi soir à une quarantaine de militants du parti.

Par ailleurs, Aussant envisage de se présenter aux prochaines élections provinciales dans une circonscription de la région de Montréal. Mais pour l'instant, le chef d'ON ne sait pas quels électeurs il souhaite représenter. «Nous étudions plusieurs possibilités», dit-il en précisant qu'ON est toujours ouverte à des alliances avec d'autres partis politiques. «S'il y a des partis qui ont le même message que nous, nous sommes prêts à collaborer.»

Jean-Martin Aussant pense également retourner sur le marché du travail en finance ou en enseignement. Il affirme de plus que les occasions dans ces domaines sont bien plus nombreuses à Montréal qu'au Centre-du-Québec, sa région natale. «Ce sont des raisons personnelles, pratiques et professionnelles, ajoute Jean-Martin Aussant. Il y a plein de raisons qui militaient en faveur du fait de passer le flambeau à Nicolet et de me présenter dans la région où je vis. Je suis en train de penser à tout ça et je vais prendre une décision en 2013.»

L'abandon de Nicolet-Bécancour par le chef d'Option nationale ne signifie pas la fin du parti. «Absolument pas. Option nationale va très bien. Le parti continue de se développer et nous avons un congrès en mars», fait valoir M. Aussant.

Option nationale compte en moins d'un an d'existence près de 7500 membres. Formé après la démission de Jean-Martin Aussant du Parti québécois, ce parti souverainiste n'a toutefois pas réussi à faire élire de député aux élections du 4 septembre dernier.

Depuis les dernières élections provinciales, la circonscription de Nicolet-Bécancour est au coeur d'un dossier très chaud. Un de ses plus gros employeurs, la centrale nucléaire Gentilly-2, a cessé de produire de l'électricité. Cette fermeture décidée par le gouvernement péquiste de Pauline Marois entraînera la perte de 800 emplois.

La prise de position en faveur de l'abandon du nucléaire de Jean-Martin Aussant lors des dernières élections lui a grandement nui auprès des électeurs. Donald Martel a devancé le chef d'ON par 1876 votes.

Rappelons que Jean-Martin Aussant a claqué la porte du Parti québécois en juin 2011 en pleine crise de leadership alors qu'il était député de Nicolet-Yamaska (aujourd'hui Nicolet-Bécancour). Après avoir siégé comme député indépendant, il a fondé son propre parti politique souverainiste en février 2012.

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