Option nationale a la cote auprès des jeunes

Jean-Martin Aussant est fier du chemin parcouru par... (Émilie O'Connor)

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Jean-Martin Aussant est fier du chemin parcouru par Option nationale depuis un an.

Émilie O'Connor

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Louise Plante
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) «Je n'arrive pas à comprendre où va le temps libre!» Jean-Martin Aussant pensait avoir un peu plus de temps pour lui, maintenant qu'il n'est plus député. Il comptait se remettre à la rédaction de son livre et composer un peu de musique et bien sûr trouver un autre emploi. Or, de son propre aveu, il n'a jamais été aussi occupé par son parti. Jamais été aussi populaire non plus lui qui, pour la troisième fois cette année, faisait salle comble récemment à l'Université Laval devant des centaines d'étudiants très intéressés.

Du Salon du livre de Montréal, (il a participé à une oeuvre collective, Notre indépendance) le chef d'Option nationale accordait une entrevue au Nouvelliste, dans le cadre du premier anniversaire de fondation de son parti.

Visiblement en pleine forme, Jean-Martin Aussant soutient que la seule déception qu'il a connue au cours des dernier mois est de ne pas avoir été élu député du nouveau comté de Nicolet-Bécancour, lui qui a remporté la majorité dans les limites de son ancien comté, Nicolet-Yamaska. Les nouveaux électeurs caquistes en provenance de Lotbinière ont fait la différence.

Mais pour le reste, tout baigne. Ses conférences attirent des centaines de jeunes, il est très présent dans les médias qui apprécient ce commentateur avisé (eux qui l'ont pourtant quasi ignoré pendant la campagne électorale), son parti a maintenant pignon sur rue à Montréal comme les grandes formations et son membership est excellent. «Quand on regarde tout ce qu'on a fait avec si peu de moyens, on est contents», affirme-t-il, serein.

Le chef d'Option nationale explique le succès de ses prestations publiques auprès des jeunes par le fait qu'il parle franc. «Je pense que c'est naturel que les jeunes soient attirés par un message qui est clair, sans détour ni calcul. Quand ils entendent des partis politiques dire qu'ils existent pour telle ou telle cause mais qui, devant un indécis vont préférer parler d'autre chose plutôt que d'essayer de le convaincre, les jeunes voient ça comme du mauvais leadership politique. Ils sont moins patients que les autres générations qui ont vu le bleu et le rouge alterner pendant 100 ans à l'Assemblée nationale en pensant que c'est comme ça que ça marche. Les jeunes ont besoin d'un message clair, livré sans langue de bois. C'est ce qui explique leur engouement pour Option nationale, c'est sans détour.»

M. Aussant note par ailleurs que c'est la troisième fois qu'il participe à une activité à l'Université Laval et qu'à chaque fois, il a fait salle comble. «Il y a encore beaucoup d'intérêt pour Option nationale. La souveraineté n'est pas le débat d'une autre génération. Ce n'est pas ce que je vois quand je me promène un peu partout.»

Quand on lui fait remarquer que le dernier sondage sur la souveraineté montre pourtant qu'elle n'est pas une priorité chez les deux-tiers des répondants, il répond «que de son vivant», il ne se souvient pas d'avoir vu un seul sondage où les gens disaient que la souveraineté était leur principale préoccupation. «Mais, comme je dis souvent, toutes les priorités mentionnées: éducation, santé et économie, sont reliées à la souveraineté même si on ne la nomme pas. La souveraineté est l'outil pour réaliser le reste.»

Si le gouvernement de Mme Marois ne devait tenir que quelques mois, Jean-Martin Aussant affirme qu'Option nationale sera prête à reprendre la route. Le parti se concentre à se structurer, à fonder des exécutifs là où il n'y en avait pas encore et à trouver le plus rapidement possible des candidats afin d'avoir des répondants sur place. Il a ouvert sa permanence à Montréal, dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve et il a une directrice générale.

Cela dit, M. Aussant ne sait pas encore comment il gagnera désormais sa vie. «Je n'ai pas encore établi ce que je ferai en 2013. Soit, je serai revenu en finances, mon domaine naturel d'expérience, soit je serai dans l'enseignement. J'ai déjà enseigné aux HEC à l'Université de Montréal. J'aimerais beaucoup entrer dans le domaine de l'enseignement universitaire. C'est ce qui me semble le plus naturel pour l'instant», conclut-il... avant de se diriger vers une séance de signature.

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