Propos d'André Boisclair: des allégations farfelues, dit Sylvie Roy

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La députée de la Coalition avenir Québec (CAQ),  Sylvie Roy.

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Alexandre Robillard
La Presse Canadienne
Québec

La députée de la Coalition avenir Québec (CAQ) Sylvie Roy a réfuté les allégations de l'ex-chef péquiste André Boisclair concernant le controversé code de vie de la municipalité d'Hérouxville.

L'ancien chef péquiste André Boisclair affirme que l'ADQ... (Photo: Les Archives Le Nouvelliste) - image 1.0

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L'ancien chef péquiste André Boisclair affirme que l'ADQ est derrière la charte d'Hérouxville.

Photo: Les Archives Le Nouvelliste

Mme Roy a affirmé hier que M. Boisclair avait tenu des propos farfelus en associant l'Action démocratique du Québec (ADQ) au code de vie.

Dans une entrevue diffusée mercredi, M. Boisclair a soutenu que l'ADQ avait commandité le code de vie, qui a alimenté le débat sur les accommodements raisonnables, en 2007.

Lors de la campagne électorale de 2007, le chef adéquiste Mario Dumont avait réussi à remplacer le PQ, dans l'opposition officielle, après une campagne où il s'était abondamment exprimé sur le thème des accommodements raisonnables.

Lors d'un point de presse, Mme Roy a affirmé que M. Boisclair illustre son manque de jugement en alléguant que l'ADQ, maintenant fusionnée à la CAQ, avait payé et organisé «l'histoire» du code de vie, qui interdisait notamment la lapidation.

Selon la députée, responsable de la région de Mauricie où se trouve Hérouxville, l'ADQ n'a jamais eu de contact avec l'instigateur du code de vie, André Drouin.

«Complètement farfelu, penser qu'on peut payer un gars comme André Drouin pour être à la solde de l'ADQ et cinq ans plus tard ça sortirait, c'est incrédible (sic)», a-t-elle dit.

Mme Roy ignore pourquoi M. Boisclair est revenu à la charge avec cette déclaration, lors d'une entrevue qu'il a accordée à l'émission de télévisionLes Francs tireurs sur les ondes de Télé-Québec.

«C'est peut-être que là il voit un gouvernement minoritaire, ce qu'il a vécu, et dans ce temps-là Mario Dumont l'avait battu et peut-être qu'il ne décroche pas de la politique, a-t-elle dit. Mais je ne peux pas comprendre une sortie.»

Dans une nouvelle entrevue accordée hier, M. Boisclair a affirmé que ses allégations s'appuyaient sur une conversation qu'il a eue il y a environ un an avec Éric Duhaime, un ancien conseiller de M. Dumont.

«C'est Éric Duhaime qui me l'a affirmé noir sur blanc, il y a plusieurs mois de ça, il y a plus d'un an, alors que nous nous retrouvions dans un même endroit invités par un client potentiel», a-t-il dit à Radio-Canada.

Alors que ces informations ont été démenties du côté d'Hérouxville, M. Boisclair a admis qu'il aurait dû corroborer les informations de M. Duhaime avec une deuxième source.

«S'il y a des gens qui ont voulu faire les fanfarons, se montrer importants, ou qui ont affirmé des choses qui ne sont pas vraies, j'ai répété ce qu'on m'a dit», a indiqué l'ancien chef péquiste.

M. Duhaime a répliqué qu'il n'avait aucun souvenir de la conversation à laquelle M. Boisclair fait référence.

«Je ne m'en souviens pas», a-t-il dit sur les ondes de la radio CHOI Montréal.

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