Jean-Guy Mercier estime qu'il n'y a pas eu de véritable débat politique autour de la question du suicide assisté, question qui est, selon lui, intimement liée au droit à l'avortement.
«J'ai été insulté de voir l'unanimité de l'Assemblée nationale autour de la question de l'euthanasie. Il n'y a pas de consensus social sur cette question», lance-t-il.
Les élus québécois auraient pris cette décision selon lui, car les Québécois sont «habitués à la mort» en raison des avortements qui sont pratiqués.
«Il y a 35 000 avortements par année au Québec. Des avortements se font de 28 à 32 semaines. C'est presque un infanticide», ajoute-t-il. «Le nombre d'avortements est en hausse au Québec ce qui a pour effet d'augmenter le vieillissement de la population.»
Notons toutefois que le ministère de la Santé et des Services sociaux déclare plutôt 26 124 interruptions de grossesse en 2010. Les statistiques démontrent aussi une diminution constante depuis le sommet de 2004 où 29 460 interruptions de grossesse ont été pratiquées.
Jean-Guy Mercier craint que l'ouverture au suicide assisté amène des conséquences «extrêmement graves».
«Des fonctionnaires pourront vider les centres d'accueil pour régler des problèmes budgétaires afin de continuer à mettre de l'argent dans le trou sans fond des garderies à 7 $. Je veux provoquer un débat là-dessus.»
Un nouveau parti politique basé sur la défense de ces valeurs morales pourrait voir le jour. Jean-Guy Mercier a d'ailleurs réservé le nom «Objectif vie Québec» auprès du directeur général des élections du Québec. Nostalgique de l'Union nationale, Jean-Guy Mercier voulait faire revivre ce parti politique. Toutefois, le DGE a refusé sa demande, car la loi n'autorise pas l'utilisation d'un nom de parti qui a déjà existé. Cela pourrait entraîner une confusion historique.
«La dénomination Union nationale'' relève du patrimoine politique québécois, car ce parti a laissé une empreinte indélébile sur la scène politique du Québec. [Cela] pourrait avoir pour effet de créer un mépris historique en laissant croire qu'un nouveau parti dénommé Union nationale'' est en relation avec l'ancienne formation politique», explique le DGE dans une lettre datant du 2 mai dernier.
Jean-Guy Mercier sera candidat aux prochaines élections provinciales dans la circonscription de Champlain. Il laisse également entendre qu'un candidat pourrait être présenté à Trois-Rivières. «Nous nous concentrons sur la Mauricie», dit-il.
Cet été, Jean-Guy Mercier compte tenir des consultations auprès de la population.
Jean-Guy Mercier n'en serait pas à sa première campagne électorale depuis son départ du Parti québécois en 1981. Il était candidat de l'Alliance canadienne dans Saint-Maurice en 2000 et candidat pour le Parti conservateur dans la circonscription de Trois-Rivières en 2004. Jean-Guy Mercier estime que son parcours politique est cohérent et qu'il s'est fait «dans la continuité».