Même si M. Aussant avait paru plutôt tiède à l'appel en ce sens du député de Borduas, Pierre Curzi, il y a plusieurs semaines, il soutient que seul son parti s'est montré ouvert aux discussions mais que ces dernières n'ont finalement jamais eu lieu.
Le chef d'Option nationale poursuit donc le recrutement de ses candidats en vue des prochaines élections et devrait être en mesure de présenter bientôt en bloc ceux de la Mauricie et du Centre-du-Québec, comme il l'a fait dans d'autres régions avec ses 40 candidatures actuelles.
Jean-Martin Aussant n'arborait pas le carré rouge, hier matin, (resté sur son veston, assurait-il) ce qui était parfaitement dans le ton de son point de presse où il disait regretter que le conflit étudiant, (qu'il soutient toujours tout en prônant la gratuité scolaire) avait malheureusement occulté plusieurs autres dossiers tout aussi importants pour le Québec, dont la gestion desressources naturelles, le financement des partis politiques, le renouvellement des institutions démocratiques et le dédoublement de structures gouvernementales.
Alors que l'an dernier, à la même époque, il dénonçait le caractère très violent qu'avaient pris les échanges parlementaires, cette année, le député observait la montée du calcul stratégique partisan, l'influence indue des sondages sur certaines formations politiques et le manque de courage politique de quelques-uns de ses collègues de l'Assemblée nationale.
Selon celui-ci, bien des élus oublient de se poser une simple question: «Qu'est-ce qui est le mieux pour les intérêts collectifs du Québec?»
Le député n'en démord pas, il faut une commission spéciale sur l'éducation. À son avis, plusieurs des intervenants qui se sont fait entendre sur cette question durant le conflit avaient surtout leurs propres intérêts à défendre.
Il reste donc beaucoup de choses à dire, croit-il, surtout de la part de personnes neutres. Jean-Martin Aussant a d'ailleurs déposé en chambre une pétition de plus de 50 000 noms demandant au gouvernement de revenir sur sa décision d'augmenter de façon aussi draconienne les frais de scolarité. C'est, aime-t-il souligner, une des trois pétitions électroniques les plus importantes déposées à Québec depuis que le format de la pétition électronique existe.
Au cours de la dernière session, Jean-Martin Aussant a pris part aux «3-22» en compagnie de milliers de manifestants, soit les manifestations du 22 mars,22 avril et 22 mai. Il répète que la loi 78 lui paraît démesurée compte tenu de la façon pacifique dont se sont déroulées la plupart des manifestations malgré quelques dérapages. Il a aussi souligné le bon travail des policiers, là aussi, en dépit de quelques erreurs.
Le député était particulièrement fier, comme parlementaire, que le dépôt de son projet de loi visant l'aide aux victimes d'actes criminels ait été récupéré par le ministre de la Justice... même si c'est sous un autre nom.
Bien sûr, le chef d'Option nationale est revenu sur le congrès de fondation de son parti, un beau moment qui a réuni des centaines de militants, jeunes pour la plupart, provenant de tout le Québec. «Notre parti compte 2500 membres après 7 mois d'existence, soit le même nombre qu'avait l'Action démocratique du Québec après 15 ans», rappelle-t-il.
Soulignons enfin que le chef d'Option nationale a terminé la session avec le dépôt d'une motion demandant au gouvernement fédéral qu'il revienne sur sa décision de fermer un camp de formation de cadets situé à Sainte-Angèle-de-Laval.
Le député compte passer l'été en sillonnant son vaste comté et en poursuivant ses visites d'entreprises et d'organismes... presque une précampagne électorale quoi.