Le député Blanchet s'en prend à Charest

Le député Yves-François Blanchet et le candidat Gilles... (Photo: François Gervais)

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Le député Yves-François Blanchet et le candidat Gilles Mayrand ont tiré à boulets rouges sur le gouvernement de Jean Charest à qui ils reprochent d'avoir mal géré la crise sur la hausse des frais de scolarité.

Photo: François Gervais

Robert Martin

Robert Martin
Le Nouvelliste

(Bécancour) Flanqué du candidat choisi du Parti québécois dans Nicolet-Bécancour, Gilles Mayrand, le député du comté voisin de Drummond, Yves-François Blanchet, a fait une sortie en règle contre le gouvernement Charest et sur ce qu'il décrit comme: «...son incapacité à régler le conflit étudiant sur la hausse des frais de scolarité.»

Selon M. Blanchet, le gouvernement évite le vrai débat en ignorant l'aspect économique de cette crise et les vraies questions sur les conséquences d'une hausse des frais de scolarité.

«Les enjeux économiques n'ont pas été abordés. Qui sait que les universitaires représentent 35 % des revenus de l'État, ne comptent que pour 15 % des contribuables, et ne pèsent que pour 8 % des dépenses du gouvernement? La hausse des frais de scolarité ne peut qu'empêcher les diplômés de faire leur entrée sur le marché de la consommation parce qu'ils devront d'abord payer leurs dettes d'études», a dit le député de Drummond.

Ce dernier estime qu'un diplômé universitaire gagnera dans une vie quelque 750 000 $ de plus qu'un étudiant qui arri-vera sur le marché du travail avec son diplôme d'études secondaires.

«Il versera donc plus de 250 000 $ d'impôts que celui qui terminera ses études secondaires. Avec 50 000 diplômés universitaires qui entrent sur le marché du travail annuellement, ce sont des milliards de dollars qui sont en jeu. Le Plan nord est un nain à comparer avec la contribution des diplômés», soutenait Yves-François Blanchet.

Selon lui, Jean Charest court à sa perte s'il croit pouvoir faire des élections sur ce débat. «Et plus il attend, plus je doute qu'il soit de la prochaine élection. C'est son caucus qui va lui tenir rigueur de la présente crise», disait M. Blanchet qui ne souscrit également pas à la politique de désobéissance civile tolérée par Québec Solidaire et son chef Amir Khadir.

Gilles Mayrand a appuyé les propos de son voisin de comté: «Jean Charest a imposé une loi en sachant qu'elle ne ramènera pas la paix sociale, en plus de brimer la liberté d'expression de toute une population pour un conflit que son gouvernement a mal géré.»

Selon les deux hommes, Jean Charest craint de faire marche arrière dans cette crise.

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