Nouveaux appuis pour Luc Trudel

Luc Trudel... (Photo: Krystine Buisson)

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Luc Trudel

Photo: Krystine Buisson

Louise Plante
Le Nouvelliste

Après l'ex-ministre péquiste Yves Duhaime et l'ex-président régional, Claude Lessard, c'est au tour du président de la Commission régionale des jeunes péquistes, Francis Clément et de l'ex-député bloquiste de Saint-Maurice-Champlain, Marcel Gagnon, d'appuyer Luc Trudel dans la course à l'investiture péquiste dans Saint-Maurice.

Rappelons que M. Gagnon est le député qui a précédé Jean-Yves Laforest, également ex-député bloquiste dans Saint-Maurice-Champlain, (défait aux dernières élections par la néo-démocrate Lise St-Denis). M. Laforest se présente contre Luc Trudel. M. Gagnon (qui a aussi déjà été député du PQ dans Champlain dans les années 70 et 80) dit avoir préféré M. Trudel qui, à son avis, apporte un vent de fraîcheur et une grande connaissance des dossiers du comté.

Francis Clément croit lui aussi que Luc Trudel incarne la nouvelle génération que Pauline Marois souhaite amener au pouvoir. Il a travaillé avec M. Trudel depuis trois ans et apprécie le soutien qu'il a apporté aux jeunes.

C'était d'ailleurs la dernière journée hier, pour déposer sa candidature dans cette circonscription et on a confirmé à la permanence du Parti québécois qu'il n'y avait pas de troisième candidat. Toutefois, on ne pouvait encore annoncer la date de l'investiture. On sait seulement qu'elle aura lieu rapidement.

Luc Trudel a profité de ce point de presse hier pour faire connaître son point de vue sur l'exploitation des richesses naturelles dont il estime qu'elles doivent profiter aux Québécois d'abord et surtout aux régions d'où elles sont extraites. À son avis, Saint-Maurice est au coeur de cet enjeu, puisque la région est riche et que ses ressources sont exploitées depuis longtemps. «Malheureusement, les bénéfices nous échappent trop souvent et sont réinvestis partout ailleurs. Nous devons reprendre possession de nos ressources. C'est cependant aux jeunes de prendre la chose en main», a-t-il déclaré.

M. Trudel déplore l'écart important entre la valeur économique des ressources forestières et hydrauliques de la région et la faible performance économique de la Mauricie. «Le Québec doit prendre des leçons de notre histoire régionale. Ça fait 40 ans que l'on vit des difficultés ici. Je suis content que l'on se réveille ailleurs au Québec. Nous serons moins seuls dans ce combat.» Le candidat a par ailleurs précisé qu'il ne croyait pas du tout au concept de redevances en provenance de l'exploitation hydro-électrique de la rivière Saint-Maurice, une idée chère à feu l'ADQ mais dépassée à son avis. Il affirme plutôt travailler avec le député Claude Pinard et l'ex-ministre Yves Duhaime sur le principe d'avoir les moyens adéquats de se développer. «On avait travaillé sur différents projets par le passé avec l'idée des régions ressources, il faut reprendre ça, s'équiper d'outils qui seront contrôlés ici dans la région. On croit que c'est une façon plus intéressante de travailler qu'avec des redevances.»

Sur la question du Plan Nord, (qu'il qualifie de projet de l'ère coloniale) M. Trudel prévient que Saint-Maurice doit obtenir sa part du gâteau, mais aussi la reconnaissance de sa Vallée de l'Énergie avec des moyens de développement économique qui lui sont propres.

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