Pauline Marois présente Patrick Lahaie dans Maskinongé

Patrick Lahaie est le candidat du Parti québécois... (Photo: Stéphane Lessard)

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Patrick Lahaie est le candidat du Parti québécois dans Maskinongé et affrontera le libéral Jean-Paul Diamond lors des prochaines élections. La chef du PQ, Pauline Marois, est venue le présenter personnellement, hier, à Yamachiche.

Photo: Stéphane Lessard

Louise Plante
Le Nouvelliste

(Yamachiche) On attendait la célèbre Muguette Paillé, mais c'est Patrick Lahaie que la chef du Parti québécois, Pauline Marois, est venue présenter personnellement, hier, à Yamachiche, comme candidat aux prochaines élections provinciales dans Maskinongé.

Bien connu dans la région, Patrick Lahaie, est résident de Sainte-Flore. Il a en effet déjà tenté à deux reprises (2003 et 2007) de se faire élire député pour cette formation politique alors qu'il affrontait entre autres la libérale Julie Boulet dans Laviolette. Manifestement, il a conservé son rêve de devenir député, même si Pauline Marois, de son propre aveu, aurait nettement préféré conserver ce conseiller politique expérimenté parmi son personnel de cabinet.

«Quand il est entré dans mon bureau pour me dire qu'il souhaitait plonger, je n'étais pas contente et je crois qu'il l'a senti. Mais aujourd'hui, je me suis réconciliée avec l'idée qu'il soit votre candidat. C'est un grand plaisir pour moi de vous annoncer qu'il sera candidat dans Maskinongé. C'est un jeune homme dur à l'ouvrage. Patrick Lahaie, c'est du solide,», a-t-elle déclaré.

«Nous allons vous le retourner rapidement mais comme député», l'a consolée le président de l'Association péquiste de Maskinongé, Robert Gauthier.

Vedette, bien malgré elle des dernières élections fédérales (alors qu'elle participait au débat des chefs), Muguette Paillé était présente hier, comme participante enthousiaste et ponctuait de «ouiiiiiii!» bien appuyés les déclarations de Pauline Marois.

La dame dit ne pas s'être retirée de la course mais plutôt s'être ralliée à la candidature de M. Lahaie vers la fin du mois de mars, un candidat nettement plus expérimenté qu'elle, a-t-elle reconnu. «Moi, j'y allais seulement avec mon coeur et mes convictions. C'était facile pour moi de me rallier au gros bon sens», a expliqué celle qui cherche toujours un emploi et qui affirme vivre dans la précarité.

Lorsqu'on demande à Patrick Lahaie pourquoi il croit avoir de meilleures chances de se faire élire cette fois alors que les électeurs ont refusé de le choisir à deux reprises, il répond qu'il compte sur son expérience comme conseiller en recherche et politique pour la Fédération québécoise des municipalités, ainsi que sur celle acquise au sein de plusieurs cabinets ministériels (santé et services sociaux, éducation et jeunesse, revenu, environnement.)

À ceux qui s'étonnent de voir arriver un outsider dans Maskinongé alors que les noms de Muguette Paillé et même de Robert Gauthier circulaient, ce dernier répond qu'il y a des précédents ailleurs et même dans Berthier-Maskinongé, avec Ruth Ellen Brosseau, (un cas qu'il n'aime pas trop évoquer).

Mais surtout, insiste M. Gauthier, Patrick Lahaie possède toutes les qualités que l'association souhaitait retrouver chez son candidat: jeune mais expérimenté, bien scolarisé avec un profil économique, père de famille, capable de s'adapter à la fois aux côtés rural et urbain du comté, familier de la politique avec de bons contacts, souverainiste convaincu, sensible à l'environnement. Et puis, s'il n'est pas de Maskinongé, Patrick Lahaie est Mauricien, ce qui s'est avéré bien suffisant. «Ce fut une décision unanime, facile à prendre», soutient M. Gauthier.

Déjà, M. Lahaie a présenté ses cinq grandes priorités, soit le développement économique et la création d'emploi, l'intégrité et le rétablissement du lien de confiance entre la population et son gouvernement, l'éducation et la formation de la main-d'oeuvre, la santé (l'aide aux jeunes familles et les soins aux personnes âgées», et bien sûr, la promotion de la souveraineté du Québec.

Il a ajouté qu'il était inacceptable que trois des 200 municipalités dévitalisées du Québec se retrouvent dans Maskinongé et qu'il se battra pour qu'elles soient mieux soutenues et rapidement.

La chef de l'opposition a rappelé que 75 candidatures péquistes sont maintenant officielles dans 125 comtés et que s'il devait y avoir rapidement des élections, malgré ce qu'en dit le premier ministre Jean Charest, elle sera prête, surtout que plusieurs députés vont se représenter. «On ne m'y reprendra plus comme en 2008», a-t-elle affirmé. Quant à Robert Gauthier, il soutient que l'association est prête pour des élections et qu'elle a même dépassé ses objectifs de financement.

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