Legault tient à choisir les candidats de la CAQ lui-même

Manifestement bien préparé, François Legault a abordé le... (Photo: Stéphane Lessard)

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Manifestement bien préparé, François Legault a abordé le groupe de journalistes qui l'attendait dans l'entrée de l'hôtel en le matraquant de statistiques régionales.

Photo: Stéphane Lessard

Louise Plante
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) François Legault tient à choisir lui-même «les meilleurs candidats» en vue de la prochaine campagne électorale et ne s'émeut pas trop du départ de l'ex-député adéquiste, Robert Deschamps, qui vient de claquer la porte de la CAQ après avoir appris que sa candidature ne serait finalement pas retenue pour le comté de Saint-Maurice.

De passage, hier, à Trois-Rivières, à l'occasion d'un cocktail-bénéfice plutôt couru à l'Hôtel Gouverneur, le chef de la Coalition Avenir Québec a laissé entendre qu'il croyait toujours possible la tenue d'élections au printemps, ce qui implique qu'il est urgent de nommer les candidats et candidates.

Se défendant d'être autocratique, il rappelle que sa formation est jeune - trois mois - trop jeune pour avoir des organisations partout au Québec, capables de tenir des assemblées d'investiture en bonne et due forme. Il n'a pas nié que son choix était arrêté dans Saint-Maurice, mais n'a pas laissé échapper de nom. Il a simplement rappelé qu'il s'apprête à dévoiler dimanche l'identité d'une dizaine de personnalités qui se joindront à sa formation. Pour la Mauricie, il faudra attendre encore quelques semaines .

«Je tiens à préciser en ce qui concerne Robert Deschamps, que c'est lui qui a demandé à être sur la liste des candidats potentiels. Il a été rencontré et samedi, notre directeur général lui a annoncé qu'il n'a pas été retenu comme candidat. Alors, c'est plutôt la coalition qui a choisi de ne pas retenir M. Deschamps. Il aurait pu rester, effectivement, mais je pense qu'il a été très déçu de ne pas être candidat.»

François Legault répète qu'un comité de 30 personnes a rencontré plus de 1200 candidats potentiels pour la coalition et qu'il a tenté de choisir les meilleurs. Mais en final, c'est lui personnellement qui voit les personnes recommandées par le comité.

«Il faut être prêts. Il faut125 candidats et on n'a pas le temps de constituer 125 comités exécutifs. Je pense que c'est fait de façon rigoureuse pour trouver les meilleures personnes, s'est-il défendu. C'est moi qui ai fondé ce parti avec une équipe et c'est cette équipe qui rencontre les candidats potentiels. On aura un congrès de fondation les 20 et 21 avril pour mettre en place les instances dans toutes les régions du Québec, et lors des prochaines élections, pas celles-ci mais les autres, on pourra fonctionner différemment mais je pense qu'actuellement, c'est une question d'efficacité. Les Québécois veulent avoir une alternative dans les 125 comtés pour les élections qui s'en viennent».

Manifestement bien préparé, François Legault a abordé le groupe de journalistes qui l'attendait dans l'entrée de l'hôtel en le matraquant de statistiques régionales.

«Je suis très content d'être à Trois-Rivières aujourd'hui, une région qui a des problèmes dans plusieurs secteurs, d'abord en éducation, un taux de décrochage chez les jeunes de plus de 20 %, en santé, encore ce matin, un taux d'occupation de 151 % au centre hospitalier de Trois-Rivières, une région où 30 % des gens n'ont pas de médecin de famille, où le taux de chômage est à 8,7 %, où on a un problème avec la qualité des emplois. Pendant ce temps-là, on a le Parti québécois et le Parti libéral qui proposent les mêmes vieilles recettes. Nous, ce soir, on vient rencontrer des militants et des candidats potentiels. On compte sur la Mauricie pour porter un gouvernement Coalition Avenir Québec au pouvoir.»

Appelé à préciser sa pensée sur l'avenir de la centrale Gentilly-2, M. Legault a répété que l'approche de la Coalition Avenir Québec ne sera pas dogmatique sur la question nucléaire «On attend nous aussi les études. Notre position n'a pas changé depuis le début. On n'essaie pas de plaire à qui que ce soit. On veut s'assurer que ce soit sécuritaire, fait à un coût raisonnable, que ce soit compétitif avec les autres énergies. On n'est pas contre le nucléaire, mais il faut les rapports pour savoir si le jeu en vaut la chandelle.»

Revenant à la question de l'économie mauricienne, François Legault a confié qu'elle manquait cruellement d'investissement, comme l'économie du Québec en général. Il a tourné en ridicule les 3 milliards $ d'investissement annuel du Plan Nord des libéraux alors qu'à son avis il manqueù15 milliards $ d'investissement privés annuellement. «On n'est pas contre le Plan Nord mais c'est nettement insuffisant.» Il a aussi souligné l'écart grandissant entre les salaires québécois et les salaires ontariens.

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