Séjour chez un député libéral: Carney affirme avoir agi correctement

Mark Carney, le gouverneur de la Banque du Canada.... (PHOTO CHRIS WATTIE, REUTERS)

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Mark Carney, le gouverneur de la Banque du Canada.

PHOTO CHRIS WATTIE, REUTERS

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Julian Beltrame
La Presse Canadienne
OTTAWA

Le gouverneur de la Banque du Canada, Mark Carney, ne croit pas que ses liens privilégiés avec des membres du Parti libéral du Canada aient été inappropriés.

S'exprimant pour la première fois en public depuis qu'on a appris qu'il avait séjourné l'été dernier dans la résidence d'été du porte-parole libéral en matière de finances, Scott Brison, M. Carney revendique le droit à sa vie privée, et plaide l'ensemble de son bilan de gouverneur de la banque centrale.

M. Carney s'attend certainement à des questions similaires lors de son témoignage, le mois prochain, devant un comité du Trésor britannique à Londres, en vue de sa nomination à la tête de la Banque d'Angleterre. Il semblait prêt, en tout cas, à ce que l'affaire soit évoquée lors d'une conférence de presse à Ottawa, mercredi.

Le gouverneur a été innocenté des accusations de conflit d'intérêts par une enquête interne de la Banque du Canada, mais certains l'ont accusé à tout le moins d'apparence de conflit d'intérêts.

L'été dernier, M. Carney a séjourné pendant une semaine au chalet de M. Brison, en Nouvelle-Écosse, au moment où il était courtisé par plusieurs libéraux pour quitter son poste et se présenter à la direction du parti. M. Carney a refusé l'offre, mais on ignore s'il a sérieusement envisagé de faire le saut en politique.

MM. Brison et Carney disent tous deux être amis depuis 2004, lorsque le premier était ministre libéral, et le second sous-ministre adjoint aux Finances.

La nouvelle de cette amitié et des tentatives libérales de séduction ont poussé certains observateurs à réexaminer les déclarations de M. Carney, y compris un discours, prononcé à l'été 2012, lors duquel il favorisait une plus grande exploitation des ressources naturelles et des combustibles fossiles canadiens.

Certains y ont vu depuis une prise de position politique, particulièrement en opposition au point de vue du chef néo-démocrate, Thomas Mulcair, qui évoquait le syndrome hollandais.

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