À 19 h mardi soir, les électeurs ont reçu un appel les invitant à participer à une assemblée téléphonique où ils pouvaient poser des questions à la chef intérimaire du parti, Nycole Turmel, ainsi qu'aux députés Ruth Ellen Brosseau (Berthier-Maskinongé) et Robert Aubin (Trois-Rivières). Ils pouvaient aussi choisir de dire quelles étaient leurs priorités à leur députée.
C'est la première fois que le NPD effectuait une assemblée téléphonique du genre et ce n'est bien sûr pas un hasard si le comté de Saint-Maurice-Champlain a été ciblé.
Mme St-Denis a fait savoir par voie de communiqué hier, qu'elle jugeait illégale cette façon d'intervenir directement dans son comté.
«Les députés et la chef du NPD considèrent être les dignes représentants des électeurs de la circonscription, écrit-elle, malgré le fait qu'ils ne détiennent aucune légitimité politique ou légale à cet effet.»
La députée ajoute que les agissements du NPD, tels que le blocage systématique des lignes téléphoniques de ses bureaux, la manifestation devant son bureau de Grand-Mère et maintenant cette conférence téléphonique doivent être considérés comme du harcèlement à son endroit.
«Les manoeuvres du NPD sont non seulement immorales, mais également illégales en vertu de nos règles et usages constitutionnels et des lois et règlements qui encadrent notre vie parlementaire.
Les députés Aubin, Brosseau et Turmel ne peuvent s'arroger des pouvoirs de représentation qui ne leur appartiennent pas en faisant fi des règles parlementaires qui nous gouvernent.»
Comme lors de la dernière offensive du NPD, Lise St-Denis soutient que ce parti cherche surtout à faire peur à ses membres qui seraient tentés de changer de formation politique.
Elle ajoute qu'elle a l'intention de saisir la Chambre des communes de ce dossier et de déposer à nouveau une plainte contre ce qu'elle appelle une usurpation de pouvoirs.