Enfin des chiffres avantageux

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Martin Francoeur
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Ça fait du bien de voir des statistiques et des superlatifs favorables à Trois-Rivières. On nous a habitués, lors de la publication de différentes données, à des titres ou à des positions peu reluisants pour la région: population la plus âgée, plus faible revenu disponible, taux de chômage parmi les plus élevés et tant d'autres encore. Mais voilà que Statistique Canada nous apprend que la région métropolitaine de recensement a enregistré en 2016 la plus importante baisse de criminalité, et ce, à l'échelle nationale. Mieux encore, Trois-Rivières est l'endroit au Canada où le taux de criminalité est le plus bas.

Ce sont là des statistiques aussi réjouissantes qu'étonnantes. En 2016, la RMR de Trois-Rivières a vu son taux de criminalité chuter de 13 % par rapport à l'année précédente. C'est la plus forte diminution au pays. L'agglomération trifluvienne se retrouve avec un taux de criminalité de 2954 par tranche de 100 000 habitants. À l'échelle du Canada, ce taux est de 5224 crimes par 100 000 habitants.

Voilà qui devrait donner des munitions aux élus municipaux qui voudront vanter les avantages de Trois-Rivières. Puisque la qualité de vie est importante dans les facteurs que considèrent les personnes qui cherchent un emploi ou un endroit où s'installer pour leur retraite, on pourra leur faire valoir ces nouvelles données statistiques.

Le sentiment de sécurité est un des facteurs ayant une incidence considérable sur cette qualité de vie, qui est aussi caractérisée généralement par la densité de la circulation, l'offre de loisirs et l'animation culturelle, l'accessibilité des soins de santé, le temps de transit entre la résidence et le travail, le coût de la vie, l'offre de divertissement et la diversité commerciale.

Avec des chiffres aussi avantageux sur le plan de la criminalité, Trois-Rivières peut bomber le torse et bonifier sa liste d'arguments pour attirer de nouveaux citoyens.

Non seulement le taux de criminalité est-il le plus bas au pays, mais l'indice de gravité des crimes est aussi très bas. Parmi les 33 régions métropolitaines de recensement, seules Québec (45,2), Barrie (45,4) et Toronto (47,5) font mieux que Trois-Rivières (48,7 %). 

L'indice de gravité de la criminalité (IGC) mesure le volume et la gravité des crimes déclarés par la police et permet de suivre l'évolution de ces données. Il indique notamment si les crimes déclarés par la police ont été plus ou moins graves que par les années passées.

Les baisses enregistrées par la RMR de Trois-Rivières en 2016 sont encore plus spectaculaires que celles de 2015 par rapport aux chiffres de 2014. L'indice de gravité était alors de 56,7, en baisse de 4 % par rapport à 2014. Le taux de criminalité était de 3417 crimes par 100 000 habitants, en baisse de 2 %. 

Les chiffres pour 2016 viennent non seulement confirmer une tendance à la baisse mais un recul important que l'on n'observe pas  ailleurs au pays. 

Si ces données sont encourageantes, elles ne viennent toutefois pas effacer les piètres performances de l'agglomération trifluvienne dans d'autres indices liés à la criminalité. Le taux de conduite avec les facultés affaiblies était toujours, l'année dernière, parmi les plus élevés au pays, avec 203 cas par tranche de 100 000 habitants, ce qui est supérieur à Gatineau (181), à Québec (165), à Montréal (145) ainsi qu'aux moyennes provinciale (184) et fédérale (201).

Parmi les RMR québécoises, c'est également à Trois-Rivières qu'on a enregistré le plus haut taux d'homicides en 2014 (1,94 par 100 000 habitants) et en 2015 (1,29 par 100 000 habitants).

Il reste encore du chemin à faire. Mais c'est encourageant.




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