L'observatoire et sa bonne étoile

L'Observatoire du Cégep de Trois-Rivières à Champlain.... (Archives Le Nouvelliste)

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L'Observatoire du Cégep de Trois-Rivières à Champlain.

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Martin Francoeur
Le Nouvelliste

L'ouverture au public de l'Observatoire du Cégep de Trois-Rivières est une bonne nouvelle pour l'offre touristique estivale de la région. Mais elle doit surtout être vue, espérons-le, comme une première étape vers une mise aux normes, un investissement dans les équipements et un financement récurrent.

Le fait de renoncer à la fermeture annoncée en février envoie un signal optimiste et plus que jamais, le Cégep, le gouvernement et la communauté devront livrer la marchandise pour assurer la pérennité de cette institution.

Il semble bien que ce soit le député de Champlain à l'Assemblée nationale, Pierre Michel Auger, qui a travaillé fort pour dénicher les montants nécessaires pour l'embauche d'étudiants et pour le paiement des dépenses inhérentes à l'ouverture estivale de l'Observatoire.

On le savait déjà préoccupé par le dossier. C'est lui qui avait facilité le rapprochement entre le Cégep et l'organisme qui gère les sites historiques du Vieux presbytère de Batiscan, du Domaine seigneurial de Sainte-Anne-de-la-Pérade et du Moulin seigneurial de Pointe-du-Lac. 

Cette association avait été efficace pour assurer l'ouverture de l'Observatoire à l'été 2016, principalement dans son volet touristique. La direction du regroupement muséal avait pour mandat de trouver le financement, de recruter, sélectionner, former, superviser et évaluer les guides, effectuer les recommandations pour le bon fonctionnement des ressources matérielles, gérer les salaires et les retenues et produire un rapport d'activités.

Le modèle a fait ses preuves: en 2016, la fréquentation et les revenus ont doublé par rapport à la moyenne des dernières années. Les dépenses ont pu être réduites en raison de la gestion par un petit organisme sans but lucratif. Et l'ajout de l'observatoire aux lieux sous sa responsabilité a donné une certaine visibilité au regroupement muséal des lieux historiques du Chemin du Roy.

Maintenant, il reste un autre défi majeur et celui-là concerne les volets scientifique et pédagogique de cet équipement.

C'est là que l'intervention du député Auger auprès de son propre gouvernement devient essentielle. Il a déjà glissé mot de l'Observatoire à sa collègue Hélène David, responsable de l'Enseignement supérieur. Avec le budget plutôt généreux présenté par les libéraux il y a quelques jours à peine, le timing est intéressant pour frapper ainsi à la porte d'un ministère.

Fait à ne pas négliger: il n'y a pas cinquante observatoires au Québec. C'est un équipement qui a un caractère exclusif, particulier, original. Cela éloigne le risque de «créer un précédent» si on devait consentir une aide financière pour la mise aux normes de ce bâtiment et la valorisation de sa mission.

Le préfet de la MRC des Chenaux et maire de Saint-Maurice, Gérard Bruneau, a bien raison quand il dit que l'Observatoire a un caractère régional et que ce n'est pas seulement aux municipalités de la MRC des Chenaux de l'appuyer.

En fait, c'est exactement le genre de dossier pour lequel on déplorera, encore, la disparition de la Conférence régionale des élus. Une concertation régionale aurait pu déboucher sur une aide financière, mais surtout sur une mobilisation pour ne pas perdre cet équipement.

Ironiquement, le gouvernement aux portes duquel on frappe aujourd'hui pour obtenir de l'aide pour l'Observatoire est le même qui avait sonné le glas des conférences régionales des élus en leur coupant les vivres. 

Ça peut devenir gênant de toujours dire non.




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