Un parcours exceptionnel

Denis Villeneuve... (Associated Press)

Agrandir

Denis Villeneuve

Associated Press

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Martin Francoeur
Le Nouvelliste

Le film Arrival, de Denis Villeneuve, n'aura peut-être pas recueilli autant de statuettes qu'il aurait pu lors de la 89e cérémonie des Oscars, dimanche à Los Angeles.

Mais pour le réalisateur originaire de Gentilly, ce film et cette édition des Oscars viennent démontrer une fois de plus qu'il est un des grands du cinéma et que ce n'est probablement qu'une question de temps avant qu'il ait droit aux grands honneurs. 

Le parcours de Denis Villeneuve n'a rien de banal et la région a de quoi être fière de son plus illustre cinéaste. 

Il aura été le premier Québécois francophone à se hisser dans la liste des finalistes pour le titre de meilleur réalisateur dans le cadre des Academy Awards. Ce n'est pas rien. Et huit nominations aux Oscars, c'est exceptionnel. C'est d'ailleurs le même nombre de nominations recueillies par Moonlight, couronné meilleur film - dans la confusion la plus totale - dimanche soir.

Denis Villeneuve devenait de plus en plus familier avec la gloire et le décorum d'Hollywood. En 2011, son film Incendies était retenu aux Oscars comme finaliste dans la catégorie du meilleur film en langue étrangère. Puis il y a eu Prisoners, avec une nomination pour la meilleure photographie en 2014. Et ce fut ensuite Sicario, avec trois nominations pour la photographie, la musique et le montage sonore.

Il aura fallu attendre à 2017 pour voir le travail d'ensemble de Denis Villeneuve reconnu par l'Académie, avec, parmi les huit nominations, une pour meilleur réalisateur et une autre pour meilleur film. Après avoir vu, au fil des ans, de ses collaborateurs parmi les finalistes dans différentes catégories, voilà que c'est lui qui a maintenant droit à la reconnaissance de l'élite hollywoodienne et internationale.

Le hasard a fait tout un clin d'oeil à Denis Villeneuve et à son oeuvre, ces derniers jours.

Son film Arrival se déploie autour de l'arrivée sur Terre de douze mystérieux vaisseaux extraterrestres et de la nécessité d'établir un contact avec ces visiteurs afin de connaître leurs buts.

Pas plus tard que la semaine dernière, la NASA et une équipe de chercheurs annonçaient la découverte d'exoplanètes semblables à la Terre. Sur trois d'entre elles, la présence d'eau est possible, ce qui laisse croire que des formes de vie auraient pu s'y développer.

Le film, dont le scénario a été adapté à partir d'une nouvelle, aborde la question des autres formes de vie dans l'univers sous l'angle de l'ouverture et de la curiosité plutôt que sous celui de la crainte ou du combat, comme c'est le cas de nombreux films de science-fiction. De nombreux observateurs estiment que Denis Villeneuve a traité ce sujet avec toute la finesse et la sensibilité nécessaires.

C'est souvent ce qui fait la différence. En ayant eu l'occasion de travailler sur des films d'une grande charge émotive comme Incendies, Polytechnique ou Prisoners, le réalisateur aborde des oeuvres de fiction avec une plus grande sensibilité. Moins d'effets spéciaux et plus de coeur, pourrait-on dire.

Et le meilleur pourrait bien être à venir, avec la sortie prochaine de Blade Runner 2049 et le tournage à venir de Dune.

Pour qu'on fasse appel au petit gars de Gentilly pour réaliser des oeuvres aussi retentissantes que légendaires, ça doit être un peu beaucoup à cause de cette touche particulière qu'il sait donner à ses oeuvres.

Il est bien légitime d'être fier de ce réalisateur dont le talent est maintenant bien reconnu partout où il passe.

Des géants comme celui-là, la région n'en a pas produit beaucoup.




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer