Nous, en 2016

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Martin Francoeur
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Dans quelques jours à peine, 2016 ne sera plus qu'un souvenir. Le temps des Fêtes nous fera entrer de plain-pied dans une nouvelle année et on n'a à peu près aucune idée de ce que celle-ci nous réserve. À travers la dinde, les échanges de cadeaux, les soldes de l'Après-Noël, les dessins animés de Ciné-Cadeau, le réveillon, la messe, le Bye Bye et les rassemblements familiaux, il peut être approprié de faire une pause dans cette période sans doute la plus effrénée de l'année. De prendre un temps d'arrêt pour revenir sur l'année qu'on a passée et se souhaiter le meilleur pour celle qui vient.

En 2016, nous sommes restés bouche bée devant l'élection de Donald Trump chez nos voisins du sud. Nous avons vu Hillary Clinton mordre la poussière, encore une fois. Nous avons observé de loin les impacts de la droite populiste. En se disant que le jour n'est peut-être pas si loin où ça nous affectera ici aussi.

En 2016, nous avons vu un chef péquiste se séparer de son épouse. Nous l'avons vu démissionner de son poste. Nous avons assisté à une course pour lui trouver un successeur.

En 2016, nous avons vu d'autres départs. Celui de Jacques Daoust, essoufflé par les controverses aux Transports. Celui de Lise Thibault vers la prison. Celui de Stephen Harper vers le privé. Celui de P.K. Subban vers Nashville.

En 2016, nous avons aussi vu des arrivées spectaculaires. Celle de Sébastien Proulx comme ministre de l'Éducation, celle de Dominique Anglade à l'Économie. Des arrivées parfois imprévues, comme celle des policiers chez Nathalie Normandeau pour procéder à son arrestation. 

En 2016, nous avons vu des Américains mettre la main sur Rona et des Ontariens faire de même avec St-Hubert. Nous avons vu Milos Raonic passer tout près de mettre la main sur le championnat de Wimbledon. Nous avons entendu dire que le député Gerry Sklavounos pouvait parfois mettre la main quelque part où il ne fallait pas.

En 2016, nous avons été témoins de grandes réussites. Yannick Nézet-Séguin qui devient directeur musical du Metropolitan Opera. Xavier Dolan qui rafle le Grand Prix au Festival de Cannes. Nous avons bombé le torse en voyant se succéder sur les podiums de Rio des athlètes brillants et inspirants comme Penny Oleksiak, Derek Drouin, Andre De Grasse et tant d'autres. 

En 2016, nous avons été témoins de tristes déchéances. Nous avons effacé le nom de Claude Jutra. Nous avons vu Gilles Vaillancourt prendre le chemin de la prison.

En 2016, nous avons poussé un soupir de soulagement en voyant revenir au pays Homa Hoodfar. Nous avons piqué une sainte colère en apprenant que des journalistes étaient espionnés. Nous avons pleuré avec nos soeurs autochtones en écoutant leurs témoignages bouleversants. Nous avons applaudi la ratification, par le Canada, de l'Accord de Paris sur le climat. Nous avons supplié le ciel d'envoyer de la pluie à Fort McMurray.

En 2016, nous avons été Bruxelles, Orlando, Nice et Berlin. 

En 2016, nous avons ouvert les bras à des milliers de réfugiés syriens.

En 2016, nous avons pleuré le décès de légendes: Prince, Leonard Cohen, David Bowie, John Glenn, Gordie Howe, Mohammed Ali, Fidel Castro. Nous avons perdu des personnalités auxquelles on s'était attachés: René Angelil, Lucille Dumont, Pierre Lalonde, Rita Lafontaine, André Montmorency, Dominique Lévesque, Lionel Duval, André Melançon. Nous avons rendu hommage à des politiciens ou des analystes politiques partis trop vite: Jean Lapierre, Jim Prentice, Sylvie Roy, Mauril Bélanger. 

En 2016, nous avons vu la famille de Cédrika pouvoir enfin lui offrir des funérailles.

En 2016, nous avons pleuré le départ de certains de nos proches, aussi.

En 2016, il s'est passé plein de choses dans nos vies respectives. Des moments de joie, de fierté, de réjouissances. Mais aussi des drames, des épreuves, des pertes.

Il s'en est passé des choses en 2016. 

Et si ce soir le coeur est à la fête, prenons quand même le temps d'avoir une pensée pour ceux qui seront seuls. Prenons le temps de se dire qu'on s'aime. Parce que ces temps-ci, on en a bien besoin.

À nous tous, un très joyeux Noël.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer