La saison de la générosité

L'idée d'avoir un téléthon comme point culminant d'une... (Archives Le Nouvelliste)

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L'idée d'avoir un téléthon comme point culminant d'une année marquée par plusieurs élans de solidarité dans le cadre de la campagne annuelle du Noël du Pauvre est unique.

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Martin Francoeur
Le Nouvelliste

Décembre s'installe. Le dernier mois de l'année est toujours caractérisé par la frénésie du temps des Fêtes, par la course aux cadeaux, par les décorations de Noël, par le retour de la neige, par l'approche des vacances scolaires.

Si décembre évoque les festivités, les plaisirs et la consommation, il doit aussi nous rappeler autre chose. Nous sommes en pleine saison de la générosité et de la solidarité.

Le 58e téléthon du Noël du Pauvre aura lieu vendredi. Il est peut-être le symbole le plus fidèle et le plus marquant de la générosité dans notre région.

Tant d'enfants ont grandi en amassant des sous ou en organisant des activités dans leur école pour le Noël du Pauvre. Tant d'hommes et de femmes mettent la main à la pâte pour que les collectes de fonds et les activités-bénéfice soient couronnées de succès.

Le Noël du Pauvre, ça appartient à la région. C'est ce qui distingue la Mauricie et le Centre-du-Québec des autres régions. L'idée d'avoir un téléthon comme point culminant d'une année marquée par plusieurs élans de solidarité dans le cadre de la campagne annuelle du Noël du Pauvre est unique. Et elle survit depuis la fin des années 50. Depuis quelques années, le montant total amassé dépasse le demi-million de dollars.

La semaine prochaine sera pour sa part marquée par le retour de la Grande guignolée des médias. Cette vaste mobilisation, par laquelle les différents médias de la région unissent leurs forces à celles d'organismes et d'entreprises, est motivée par l'atteinte d'un objectif commun: permettre à un plus grand nombre de personnes possible de passer un meilleur temps des Fêtes.

L'an passé, la Guignolée des médias avait amassé plus de 160 000 $ et 11 tonnes de denrées. C'est majeur.

Il y aura aussi d'autres manifestations de solidarité et d'autres appels à la générosité. Le Noël des nôtres, le Gâteau latuquois, les paniers de Noël, les parrainages d'enfants défavorisés... La liste est longue. Et elle est nécessaire.

On n'en finit plus de découvrir les statistiques défavorables pour la région: revenu disponible le plus bas, taux de chômage élevé, taux d'activité parmi les plus bas, population parmi les plus âgées au Québec. Il est clair que derrière toutes ces données, il y a des hommes et des femmes qui ont de la difficulté à joindre les deux bouts. Des enfants qui ne prennent pas leur petit déjeuner. Des aînés qui vieillissent seuls.

La pauvreté prend des centaines de visages dans la région.

Il y a la difficulté sur le plan matériel, mais il y a aussi la solitude, la maladie, l'isolement.

Et c'est pour ça qu'on doit répondre aux appels à la solidarité qui nous sont lancés en cette période de haute consommation: parce que ceux et celles qui en ont besoin sont peut-être dans votre famille, dans vos amis, vos voisins. Ou alors ils sont les amis de vos amis. Il est possible, aussi, que vous ne les connaissiez pas du tout. Mais serait-ce vraiment une raison pour ne pas donner? Pour ne pas aider?

Il y a dans la région une belle tradition de solidarité. Malgré les coups durs, malgré les difficultés, on répond toujours avec force quand il s'agit de démontrer un peu d'altruisme, de générosité et de sens de la communauté.

Les occasions sont nombreuses pour maintenir vivante cette belle tradition.

Et au-delà de cette tradition, il y a le simple geste de faire du bien.

Soyons nombreux à poser un geste significatif en cette saison de la générosité.

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