Coup de coeur de fin d'été

Certes, Saloon se développe sur une plate-forme western... (Stéphane Lessard)

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Certes, Saloon se développe sur une plate-forme western mais à tous égards, il rompt complètement avec l'orthodoxie.

Stéphane Lessard

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Martin Francoeur
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) La saison estivale aura été riche en événements culturels et touristiques dans la région. Il y en a eu pour tous les goûts, pour tous les budgets. Et alors que l'été tire à sa fin, c'est de Saint-Tite que nous vient ce qui pourrait bien être le coup de coeur de l'été.

On savait déjà que le Festival western était un puissant moteur touristique, au même titre que le FestiVoix, l'Amphithéâtre Cogeco ou la Cité de l'énergie et son spectacle Dragao. Mais avec l'ajout d'un spectacle de cirque, l'organisation du Festival réalise un véritable coup de maître.

En fait, l'association entre le Cirque Éloize pour la présentation du spectacle Saloon - Cavale au coeur du Far West, le Festival western offre un produit complémentaire qui pourrait bien couronner de succès le double objectif de diversification de la clientèle et de diversification du produit offert à la clientèle existante.

Non seulement le spectacle est très réussi, notamment dans sa mise en scène, ses multiples clins d'oeil, la trame sonore et les voix «live», il est surtout chaleureux, invitant. Les membres de la troupe ont un réel plaisir à être sur scène et parviennent surtout à embarquer le public dans leur bateau. On est ici dans un univers de bonhomie, de simplicité, d'authenticité.

En découvrant ce qui se passe sous cet imposant chapiteau, on ressent un peu la même fascination que le Cirque Éloize nous avait offerte en 2000, à Trois-Rivières, en présentant Cirque Orchestra dans un hangar du port de Trois-Rivières: un produit nouveau, un contexte emballant, un spectacle émouvant.

À l'aube de ses cinquante ans, le Festival western a fait un choix éclairé en misant sur ce spectacle et en créant un tout nouvel espace, à l'entrée de la ville, pour implanter un chapiteau et un petit village western. Le directeur général Pascal Lafrenière disait récemment qu'il fallait que l'événement trouve les moyens de respecter ses racines et de faire face à la nouveauté. Avec le spectacle Saloon, lui et son équipe ne pouvaient pas mieux faire.

Parce que ce spectacle inhabituel pour le Festival western viendra nécessairement amener bon nombre de festivaliers dans un univers complètement différent. À Saint-Tite, les habitués vous diront qu'ils aiment les spectacles de musique country, les rodéos, les stands où l'on vend à peu près tout, les activités de danse en ligne, l'atmosphère générale dans la ville, le plaisir de retrouver des compagnons de caravaning de longue date. La liste est longue. Mais jusqu'à cette année, elle ne pouvait pas inclure les spectacles de cirque dans les facteurs pour lesquels on aime Saint-Tite et son festival.

Il se pourrait bien que les habitués apprécient cette nouvelle fenêtre de divertissement. 

Mais il se pourrait surtout que des personnes qui n'ont pas de propension naturelle à aller à Saint-Tite pour prendre part à un festival western puissent soudainement avoir envie d'y mettre les pieds, justement parce qu'ils ont un spectacle à aller voir. Le Cirque Éloize, même avec une thématique très western dans son approche, c'est loin de Paul Daraîche, de Cindy Bédard ou de Guylaine Gagnon. Et si des personnes vont expressément à Saint-Tite pour voir le Cirque Éloize, alors il se peut qu'elles découvrent d'autres aspects de l'événement.

Cette audace de présenter un spectacle de cirque n'est pas la seule dont font preuve les organisateurs du Festival. La volonté, par exemple, de séduire une clientèle plus jeune se traduit par la présentation de spectacles différents, comme celui de Tim Hicks, vedette montante du «new country».

Il sera intéressant de voir l'impact de ces marques d'audace dans la programmation du Festival western. Mais déjà, il est très réjouissant de voir qu'une organisation ne se contente pas de s'asseoir sur ses lauriers et manifeste une volonté de se développer.

On ne peut que lever notre chapeau.

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