Si Aldo le dit...

Générer de la fierté, c'est au moins aussi... (Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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Générer de la fierté, c'est au moins aussi important que «créer de la richesse», pour reprendre une expression chère à quelqu'un.

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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Martin Francoeur
Le Nouvelliste

On peut avoir l'opinion qu'on veut sur l'Amphithéâtre Cogeco, sur la façon dont ce projet a été initié et mené, sur les sommes considérables que la Ville de Trois-Rivières a consacrées et consacre encore à l'aménagement et à la gestion de cette infrastructure. Mais il faut bien reconnaître une chose: Trois-Rivières vient de vivre un grand moment de fierté et de rayonnement.

Il y aura toujours des personnes qui auront des réserves, voire des critiques envers l'Amphithéâtre. Certains gardent un goût amer de la genèse même du projet, au cours de laquelle on a évacué ou contourné la notion de consultation populaire. C'est leur droit le plus légitime.

Par contre, ce qu'on voit surtout, ces jours-ci, c'est un nombre impressionnant de Trifluviens qui sont fiers.

Et ça fait du bien, parfois, de bomber le torse. Dans ce cas-ci, c'est notre droit le plus légitime aussi.

Pourquoi? Parce que les gens de l'Amphithéâtre Cogeco viennent non seulement de réaliser un grand coup en accueillant Céline Dion pour deux soirs, mais aussi et surtout parce qu'ils ont offert un accueil impeccable tant à l'artiste et à son équipe qu'aux quelque 18 000 spectateurs qui ont assisté aux spectacles.

On les savait déjà capables de grandes choses, comme conclure une entente avec le Cirque du Soleil, mais il faut bien reconnaître que l'épisode de Céline à Trois-Rivières n'aura été rien de moins qu'un coup de maître. La venue de l'artiste elle-même y est pour quelque chose, mais la logistique impeccable, la fluidité des mouvements de foule ou la technique sans bavure ne sont certes pas à négliger non plus.

Dans une entrevue accordée à mon collègue François Houde, le gérant de Céline Dion, Aldo Giampaolo, a souligné l'accueil «spectaculaire» et le professionnalisme du personnel de l'Amphithéâtre, comparable à celui des équipes des plus grandes installations visitées par Céline et son équipe.

Il n'avait que de bons mots pour les infrastructures de haut niveau et pour les qualifications des équipes sur place. Et il n'a pas hésité à qualifier l'amphithéâtre d'«infrastructure de classe internationale» qui peut recevoir les plus gros spectacles au monde, allant même jusqu'à conclure l'inévitable: il n'hésiterait pas à recommander l'Amphithéâtre Cogeco «à n'importe qui dans la business».

Ce n'est pas rien. Et surtout, ce n'est pas n'importe qui qui parle.

Évidemment, on se doute bien que ça devait être de la musique aux oreilles du maire Yves Lévesque et à celles des dirigeants de l'Amphithéâtre Cogeco. Le maire y est d'ailleurs allé, jeudi sur les ondes de TVA Trois-Rivières, de quelques hypothèses sur d'éventuels artistes qui pourraient s'arrêter à l'Amphithéâtre: Rod Stewart, Billy Joel, Elton John, U2...

Il est en effet maintenant bien légitime de se demander, maintenant que le Cirque du Soleil et Céline Dion se sont produits à l'Amphithéâtre, qu'est-ce qui pourrait bien venir par la suite? C'étaient souvent les deux noms qui revenaient le plus souvent dans les exemples qui étaient donnés quand l'Amphithéâtre n'était encore qu'un projet ou une fondation de béton.

Se demander quels noms pourraient entrer dans la programmation est une chose, mais il faudra aussi se demander comment maximiser l'utilisation du calendrier de spectacles à l'Amphithéâtre. Il en va de sa survie.

Et plus l'Amphithéâtre fonctionnera, plus les retombées seront intéressantes pour les commerces du centre-ville et pour la ville elle-même. Déjà, l'effet de la présence de cette installation se fait sentir depuis deux ans et il n'est pas exagéré de dire que c'est un formidable moteur touristique.

C'est surtout un puissant générateur de fierté. Générer de la fierté, c'est au moins aussi important que «créer de la richesse», pour reprendre une expression chère à quelqu'un.

Et il serait certainement hypocrite de se priver de ce sentiment de fierté. Surtout en cette semaine tumultueuse, où une toute autre émotion anime la population trifluvienne.

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