La prudence est de mise

L'ancienne usine Belgo.... (Olivier Croteau)

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L'ancienne usine Belgo.

Olivier Croteau

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Martin Francoeur
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Les travaux de démolition de l'ancienne usine Belgo ont beau aller en dents de scie, il ne faudrait surtout pas prendre à la légère le problème que pose l'enlèvement de certaines fondations faisant office de murets de soutènement pour un talus situé à cet endroit. Il importe ici de faire preuve de la plus grande prudence et peut-être même de mandater des experts en géotechnique avant de poser quelque geste que ce soit.

Le vice-président de Recyclage Arctic Béluga, René Fugère, faisait état, ces derniers jours, de l'hésitation de la compagnie à s'attaquer au retrait de certaines fondations. On craint pour la stabilité du sol à cet endroit, un endroit où il y a déjà eu des glissements de terrains.

Évidemment, les puristes du paysage souhaiteraient que tout soit retiré pour remettre le site dans un état naturel. Mais dans ce cas-ci, il faut bien admettre que la nature dépend un peu de l'intervention humaine.

Il ne faut pas trop s'en surprendre quand on regarde les travaux qui ont dû être réalisés non loin des terrains de la Belgo, le long de la route 153, directement en face de la baie de Shawinigan. Un muret de soutènement jouxte la route. Et on a dû procéder à des opérations de déboisement et d'enrochement pour amoindrir le risque de glissement de terrain. On imagine assez bien que les terrains de l'ancienne usine, situés non loin, ont un sol de composition semblable.

La question qu'on se pose, c'est pourquoi la Ville de Shawinigan a enchâssé dans le contrat intervenu avec Recyclage Arctic Béluga pour la démolition de l'ancienne usine Belgo, la nécessité de démolir aussi toutes les fondations. La Ville, aussi bien que les anciens propriétaires de l'usine mais aussi Hydro-Québec et le ministère des Transports, a toujours été bien au fait de la fragilité du sol à cet endroit.

Heureusement, le directeur général de la Ville, Gaétan Béchard, affirme qu'on ne mettra pas de pression pour que l'entrepreneur en démolition s'attaque aux fondations si cette opération représente un risque.

Mais on doit aller plus loin que ça. Il conviendrait de faire appel à des experts en géotechnique pour déterminer si la démolition des fondations et des murets viendrait bel et bien déstabiliser le talus. Si on conclut que c'est le cas, alors il faudra inévitablement intégrer ces constructions à tout projet de reconversion des terrains, y compris à une mise en valeur naturelle si telle est l'option retenue.

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