Une occasion à saisir?

L'aéroport de Trois-Rivières.... (Photo: Stéphane Lessard)

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L'aéroport de Trois-Rivières.

Photo: Stéphane Lessard

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Martin Francoeur
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Il y a déjà un petit bout de temps qu'on n'a pas entendu parler de la possibilité d'avoir des vols commerciaux à l'aéroport de Trois-Rivières. C'est pourtant un sujet qui revient périodiquement dans l'actualité.

Ce serait pourtant un bon moment pour les autorités de la Ville et son bras économique, IDE Trois-Rivières, de passer quelques coups de fil. À qui? Aux dirigeants de la nouvelle compagnie aérienne NewLeaf, qui desservira à compter du mois prochain une douzaine de villes à travers le Canada.

NewLeaf est une compagnie qui offre des vols à rabais. Un transporteur low cost, ou même ultra low cost, comme on appelle ces compagnies, très populaires en Europe et à peu près inexistantes ici. NewLeaf ne desservira pas les grands aéroports comme Montréal-Trudeau, Toronto-Pearson ou Vancouver, où les tarifs de décollage et d'atterrissage sont très élevés. La compagnie se concentre sur des plus petits marchés ou sur des petits aéroports situés un peu plus loin des grandes villes, ce qui permet de maintenir le prix des billets assez bas.

Pour Toronto, NewLeaf dessert l'aéroport de Hamilton, à 90 km et 1 h 30 de route du centre-ville torontois. Pour Vancouver, NewLeaf a choisi l'aéroport d'Abbotsford, à 75 km, pour ses départs et ses arrivées.

Parmi les autres villes desservies, on retrouve Edmonton, Halifax, Winnipeg et Regina. Mais on retrouve aussi des plus petits marchés comme Kamloops, Kelowna et Moncton. Des marchés de taille similaire - et même plus petits dans certains cas - à Trois-Rivières.

Or, NewLeaf ne compte encore aucune ville québécoise dans ses destinations. Ni Montréal, ni Québec.

N'y aurait-il pas un nid intéressant pour l'aéroport de Trois-Rivières? Il pourrait desservir, avec un système de navette adéquat, les deux marchés. Les centres-villes de la métropole et de la capitale sont à une heure et demie de route de l'aéroport trifluvien.

Bien sûr, cela nécessiterait certains aménagements à l'aéroport de Trois-Rivières, mais l'ouverture manifestée l'an passé par le gouvernement fédéral pour que les petits aéroports puissent avoir plus facilement recours aux services de contrôle de sécurité de l'Administration canadienne de la sûreté du transport aérien (ACSTA) constitue un bon point de départ. L'organisme fédéral s'occupe notamment des contrôles de sécurité ainsi que des fouilles de bagages et de passagers.

Au cours des dernières années, Trois-Rivières n'a jamais renoncé à son projet d'offrir un jour des vols nolisés vers le Sud ou des vols commerciaux vers ou en provenance de destinations canadiennes.

Le maire Yves Lévesque a toujours insisté sur le fait qu'il croyait fermement au développement du transport de passagers à l'aéroport de Trois-Rivières. Si Sunwing avait manifesté et réitéré son intérêt à offrir des vols nolisés vers le Sud à partir de Trois-Rivières, il faut aussi penser que d'autres compagnies, comme NewLeaf, pourraient avoir un intérêt pour l'aéroport trifluvien.

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