Une flamme ou un faisceau?

Le maire de Trois-Rivières trouve que la fausse... (Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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Le maire de Trois-Rivières trouve que la fausse flamme du Flambeau est laide. Ça fait pourtant deux ans et demi qu'on le sait qu'elle est laide. Depuis qu'elle a été installée, en fait.

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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Martin Francoeur
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Il était à peu près temps. Le maire de Trois-Rivières trouve que la fausse flamme du Flambeau est laide. Ça fait pourtant deux ans et demi qu'on le sait qu'elle est laide. Depuis qu'elle a été installée, en fait.

On a eu beau utiliser des qualificatifs polis comme «spécial», «original», «artistique» ou «particulier». Mais autant d'euphémismes voulaient bel et bien dire que la fausse flamme était laide. Et ce n'est pas la première fois que ça se produit.

Décidément, à Trois-Rivières, on ne semble pas apprendre des erreurs du passé. Les commandites successives offertes par des compagnies de gaz naturel ont permis, dans le cadre du 350e anniversaire de la ville, en 1984, de remettre au sommet du monument de la place Pierre-Boucher une flamme véritable.

On a alors mis aux poubelles l'horrible flamme électrique qui trônait au sommet du Flambeau depuis plusieurs années et que tout le monde ou presque appelait «la fraise».

Cette fois, on ne sait pas trop si on parle de fraise ou de fausse portion de crème glacée molle. Comme on en verrait sur l'enseigne illuminée d'un comptoir laitier quelconque.

Le maire Lévesque, lui, parle plutôt d'une flamme qui «fait très Dollarama». Il n'a pas tort, même si c'est peu flatteur pour les objets qu'on trouve chez Dollarama...

En 2013, on fondait beaucoup d'espoirs sur un système d'éclairage imitant une flamme au sommet du monument aux Héros de la petite patrie - c'est le véritable nom du Flambeau -, étant donné que l'illumination au gaz était devenue beaucoup trop coûteuse.

Mais des premiers essais n'avaient pas été concluants. Et même après avoir opté pour la coquille moulée avec éclairage vaguement vacillant, il faut bien admettre que ça ne l'est pas plus.

Que faire maintenant?

S'il s'avère trop coûteux de remettre en place un système d'alimentation au gaz qui permettrait de faire revivre - encore - une flamme véritable, il faudrait alors se tourner vers une autre solution. Et il n'y en a pas cinquante.

Ou bien on abandonne l'idée de l'illumination, ou bien on modifie le concept. Il y a trois ans, on avait évoqué la possibilité de doter le Flambeau d'un éclairage distinctif, comme un faisceau puissant pointant vers le ciel. Comme on en voit parfois lors d'événements spéciaux ou d'inaugurations. Ça devient un repère visuel. Une marque distinctive forte.

Qui ne se rappelle pas des deux immenses faisceaux placés à l'endroit où se trouvaient les tours jumelles du World Trade Center, à New York, dans les années qui ont suivi les attentats et qui ont précédé les constructions actuelles?

Mieux, on pourrait faire monter vers le ciel trois faisceaux distincts, afin de symboliser les «trois» rivières ou les trois siècles d'histoire que soulignait le monument lorsqu'il a été érigé.

C'est une solution simple, contemporaine, peu coûteuse et de bon goût. Une fois obtenues les autorisations nécessaires, puisqu'il faut sans doute s'assurer de ne pas gêner le trafic aérien, ce serait d'une désarmante simplicité.

Ce ne serait pas une mauvaise chose de doter le centre-ville et l'arrondissement historique d'un plan lumière. Outre le Flambeau qui mérite d'être mis en valeur à son sommet, certains immeubles pourraient aussi faire l'objet d'un éclairage adéquat. On pourrait commencer par comprendre que l'immeuble du bureau de poste, qui domine la place Pierre-Boucher et qui est un édifice assez élégant, aurait avantage à être éclairé de l'extérieur plutôt que de l'intérieur.

Certains propriétaires de commerces ont réussi à mettre en valeur leur immeuble. Il serait temps que la Ville et les gouvernements fassent de même.

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