Pitbulls: il est temps d'agir

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Stéphan Frappier
Stéphan Frappier
Le Nouvelliste

Un événement comme celui qui s'est produit mercredi à Montréal, où une dame a été tuée par un pitbull, devrait à lui seul inciter toutes les municipalités du Québec à interdire la possession et l'élevage de cette race de chiens excessivement dangereuse.

Au Québec, ce sont actuellement les municipalités qui ont la responsabilité d'interdire ou de limiter la possession d'animaux qui pourraient être dangereux pour la population.

Plusieurs villes québécoises interdisent déjà certaines races. En Mauricie, La Tuque est la seule municipalité qui a adopté cette position ferme. Ce n'est pas assez! Ce qui vient de se passer à Montréal devrait à tout le moins provoquer une importante réflexion sur le sujet.

Des pays comme la France, l'Australie et la Norvège sont déjà passés à l'action. Pourquoi ici, au Québec, on hésite à mettre en place des mesures aussi restrictives?

En 2005, l'Ontario est devenue la première province à interdire les chiens pitbulls sur son territoire et les contrevenants s'exposent à des amendes de 10 000 $ et à des peines pouvant aller jusqu'à six mois de prison.

Cette décision suivait l'attaque d'un enfant de deux ans par trois pitbulls. Les autorités ontariennes n'avaient pas tardé à réagir pour assurer la sécurité de ses citoyens. Qu'attend-on pour faire pareil au Québec?

Les propriétaires de cette race de chiens viendront dire que les pitbulls sont majoritairement dociles, que ce sont les propriétaires qui sont le vrai problème et que les gens peuvent se faire mordre par n'importe quelle race canine.

Allez dire ça à la famille de la pauvre femme qui vient d'être littéralement dévorée et aux parents d'enfants qui ont été défigurés par un pitbull!

Le problème est que ces chiens ont une gueule dévastatrice et que le moindre moment d'inattention ou de négligence conduit à des événements tragiques. C'est pour cette raison que tous les règlements visant à attacher, museler ou maintenir en laisse ces bêtes dangereuses ne protégeront jamais la population à 100 % contre ces attaques fatales et irréparables.

En plus, trop souvent, les propriétaires de ce genre de chiens sont pour le moins «expansifs». Il y a même des personnes qui ont peur de fréquenter certains endroits publics où des pitbulls et leurs maîtres sont justement... un peu trop rois et maîtres! Bref, pour des questions de sécurité et de qualité de vie, il faut interdire ces chiens. Un point c'est tout!

Aux gouvernements d'agir maintenant! Comme en Ontario, le gouvernement du Québec se doit d'intervenir pour avoir une législation plus uniforme partout sur le territoire québécois. La formation d'un comité provincial pour revoir la réglementation est un pas dans la bonne direction.

Et pour les propriétaires de pitbulls qui seront tristes de devoir se départir de leur animal, on pourrait leur rappeler qu'il y a beaucoup d'autres races de chiens moins dangereuses qui sauront tout autant agrémenter leur vie.

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